Comment prendre conscience de sa valeur

Prendre conscience de sa valeur : le chemin vers une vie plus libre

Avez-vous déjà ressenti ce pincement, cette petite voix au fond de vous qui chuchote que vous en faites trop ? Que vous donnez sans compter … Et que malgré tous vos efforts, vous n’êtes pas toujours reconnue à votre juste valeur ? Si oui, vous n’êtes pas seule.

Car nous sommes nombreuses à nous poser cette question essentielle : « Comment se donner plus de valeur ? »

Chez Fric au Féminin, nous parlons souvent d’argent, de liberté financière, et d’entrepreneuriat au féminin. Mais avant de plonger dans les chiffres et les stratégies, il y a une étape cruciale, un fondement sans lequel rien ne peut vraiment s’épanouir : prendre conscience de sa valeur ! Car cette valeur, elle est intrinsèque, elle est inestimable ! Et pourtant, elle est si souvent oubliée, minimisée, voire sacrifiée sur l’autel des attentes sociales, familiales ou professionnelles.

C’est un sujet tellement important, et vital pour notre épanouissement, que j’ai eu envie de l’explorer avec une femme qui a elle-même parcouru ce chemin : Haingo Malandain.

Alors, préparez-vous à une exploration profonde et transformatrice de ce qui vous rend unique et indispensable. Car il est temps de briser les chaînes invisibles et de vous autoriser à briller.

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Le cri silencieux des femmes entrepreneures : quand la valeur s’efface devant les chiffres

Lorsqu’on observe le monde de l’entrepreneuriat féminin, une réalité s’impose, parfois dure à accepter. En effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes : « Les femmes dans l’entrepreneuriat montent des entreprises plus petites. Souvent, elles sont en auto-entreprises, elles gagnent moins, elles investissent moins. Et elles négocient moins leur rémunération dans le monde du travail. » Ces constats ne sont pas le fruit du hasard, ils sont le reflet direct d’une problématique profonde et souvent douloureuse : la difficulté à prendre conscience de sa valeur et à la faire reconnaître.

Cette problématique n’est pas nouvelle ; elle est le fruit d’un héritage lourd de sens, transmis de génération en génération. Nos mères, nos grands-mères ont porté le poids de rôles prédéfinis, de sacrifices implicites, et d’une notion de la valeur souvent liée à leur capacité à donner sans attendre en retour. 

Haingo Malandain le souligne avec force. Et elle évoque son enfance à Madagascar, où la femme était « sous l’autorité parentale », puis de son mari, sans réelle autonomie. « Côté dépendance ici, c’est la totale. » L’arrivée en France a été un choc, une prise de conscience des libertés possibles. Mais même là, les réflexes étaient tenaces. Haingo raconte : « Même quand tu postules par rapport à un travail, si tu n’es pas trop exigeante au niveau de ton salaire, etc… Eh tu as le poste, même si tu as énormément de diplômes. » 

C’est une illustration flagrante de la manière dont nous, femmes, avons été conditionnées à accepter moins, à ne pas nous « donner trop de valeur » par peur de ne pas obtenir ce que nous désirons. Alors, il est temps de changer cette narration et de réécrire notre propre histoire, où notre valeur est le point de départ, et non la variable d’ajustement…

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L’héritage silencieux : quand la société façonne notre perception de la valeur

« C’est en grande partie transmis par la société et puis en trans-générationnel, c’est-à-dire par les générations précédentes. » Cette phrase d’Ophélie résonne profondément. Elle met en lumière un élément clé de notre difficulté à prendre conscience de sa valeur : le poids de l’histoire ! Car en France, les femmes n’ont eu le droit de disposer librement de leur argent qu’en 1965. Cela peut sembler lointain. Mais c’est l’histoire de nos mères, de nos grands-mères. Et cet héritage invisible continue d’influencer notre rapport à l’argent et à notre propre valeur économique.

Disposer de son argent n’est pas la même chose que de le gérer, de le faire fructifier, ou de le mettre au service de ses ambitions. Et Ophélie le rappelle : « disposer et gérer, ce n’est pas négocier… Et ce n’est pas gérer la prospective qui est de pouvoir se projeter et mettre l’argent au service de sa vie. » Car c’est là que le bât blesse aujourd’hui. On nous a appris à ne pas déranger, à être de « bonnes élèves » qui acceptent les conditions, à rester dans nos « cases » de « bonne fille, bonne mère ». Et on nous a même parfois enseigné qu’il était préférable de rester « en arrière d’un homme ».

Toutes ces croyances, profondément ancrées, ne sont plus des réalités sociétales figées… Mais elles continuent de nous limiter. Elles nous empêchent de nous autoriser à faire ce que nous pourrions faire : reconnaître notre valeur et la faire reconnaître dans toutes les sphères de notre vie. Car, comme le souligne Ophélie, « souvent, quand ça pêche, ça pêche partout. » Alors, il est temps de nous réapproprier notre pouvoir, notre liberté, et notre droit inaliénable à prendre conscience de sa valeur et à la manifester pleinement.

Le travail invisible du foyer : une valeur inestimable, mais non reconnue !

La première étape pour prendre conscience de sa valeur est souvent de regarder ce que nous donnons gratuitement, et particulièrement le travail invisible et souvent sous-estimé que beaucoup de femmes accomplissent au sein de leur foyer. Et c’est un sujet tabou ! Car la société n’a pas l’habitude de « chiffrer » l’amour, le dévouement, et l’organisation. Pourtant, Haingo, forte de son expérience, met des mots et des chiffres sur cette réalité.

Elle encourage les femmes au foyer qu’elle accompagne à se poser la question : « Regardez, quand vous gérez le foyer, en réalité, vous sécurisez, vous apportez du temps, de la valeur. Quand vous faites à manger dans votre foyer, c’est de l’argent qui ne part pas dans les restaurants, etc. » Et elle va plus loin, en citant des études économiques : « Aujourd’hui, il faut comprendre que ce travail-là, ça constitue 30% du PIB mondial. » Oui, vous avez bien lu : 30% de la richesse mondiale. Pourquoi ? Parce qu’une femme qui s’occupe de son foyer permet à son partenaire de travailler sereinement, de produire de la richesse à l’extérieur, et de rentrer dans un environnement apaisé et organisé. « Il n’a plus à préparer à manger, à faire le ménage, à s’occuper des enfants… Puisque ça a été fait en amont. »

Ce n’est pas une question de division des rôles… Mais de reconnaissance de l’apport de chacune. Un prix Nobel a d’ailleurs très bien souligné cette valeur. Si ce travail était rémunéré, combien coûterait une femme de ménage, une nounou, une gestionnaire administrative pour le foyer ? Et en quantifiant, même mentalement, cet apport, on commence à déconstruire l’idée que ce qui est donné gratuitement n’a pas de valeur économique. C’est une étape fondamentale pour beaucoup de femmes, notamment celles qui envisagent de se lancer dans l’entrepreneuriat. Car cette culpabilité à « tarifer » ce qui était donné gratuitement peut être un frein majeur à la reconnaissance de leur pleine valeur.

La facilitatrice et la ressource : reconnaître ses super-pouvoirs cachés

Au-delà de la gestion purement logistique du foyer, Haingo Malandain insiste sur des qualités intrinsèquement féminines qui sont de véritables super-pouvoirs, souvent sous-estimés par les femmes elles-mêmes. « Il y a aussi un point qui est essentiel, c’est le fait que nous sommes des facilitatrices. » En tant que femmes, nous avons cette capacité innée à chercher des solutions, à trouver des ressources face aux problèmes, et à les mettre en œuvre pour le bien-être de notre entourage. Que ce soit pour l’administratif, l’organisation, ou les imprévus du quotidien, nous sommes constamment en mode « résolution ».

« Moi, je gère à la fois le foyer, l’entreprise, etc. Je suis dans l’administratif et financier. Et ça, s’il fallait prendre une assistante aussi, ça a un prix. » En réalisant l’étendue de ces compétences, on commence à percevoir l’ampleur de notre apport, non seulement en termes de temps économisé… Mais aussi en termes de bien-être et de qualité de vie que nous créons

Cette capacité à soutenir, à trouver des solutions, à être une ressource inépuisable, est le fondement même de notre valeur. Haingo, en tant que coach, a appris à la valoriser : « C’est une ressource, par exemple, que moi je valorise. C’est-à-dire que je sais qu’en étant une femme, j’ai cette capacité-là à trouver des solutions, à trouver des ressources parce que ça fait, c’est, ça fait partie de ce que j’ai reçu dans cette manière de toujours vouloir donner, ce sacrifier, etc. »

C’est une révélation pour beaucoup de femmes : ce qui a longtemps été perçu comme un sacrifice ou une évidence est en réalité une richesse inestimable. Prendre conscience de sa valeur, c’est aussi reconnaître ces qualités de facilitatrice et de pourvoyeuse de ressources. Et comprendre qu’elles sont la base d’une confiance en soi solide et d’une capacité à créer de la valeur, non seulement dans le foyer… Mais aussi dans le monde professionnel et entrepreneurial.

L’archétype du nourricier et la loi de l’équilibre : quand donner sans compter nous vide de notre essence

Haingo nous plonge au cœur des mécanismes inconscients qui nous empêchent de pleinement prendre conscience de sa valeur et de la recevoir. Elle évoque un archétype financier puissant : le nourricier. « Le nourricier, c’est justement l’idée de se sacrifier pour l’autre. Donc, on nourrit l’autre. Même si on n’a plus rien, nous… Pour nourrir, on va aller chercher ailleurs. On va vraiment être complètement sacrificiel et on va aller donner. » Ce comportement, souvent encouragé par notre culture judéo-chrétienne qui promet que « plus tu donnes, tu vas recevoir », se heurte à une réalité douloureuse : le manque d’équilibre !

La loi d’équilibre est une loi universelle. Pour que le don soit juste, il doit y avoir une réception. Mais pour beaucoup de femmes, la réception est un défi. « On est incapable de recevoir. Et donc, on reçoit, mais on va le redonner directement. On culpabilise de recevoir. » Ce cercle vicieux nous conduit à nous vider, à nous épuiser. « Le problème, c’est qu’on est sur une question d’équilibre. La loi d’équilibre, c’est une loi de l’univers. Là, on est tout le temps sur du donnée. »

Les conséquences de ce déséquilibre sont profondes, et le burnout en est une illustration flagrante. « Les burn-out, c’est quoi ? C’est je brûle de l’intérieur parce que je donne, je donne, je donne, je finis par brûler. » Ce sacrifice constant, sans réception équivalente, nous consume et nous prive de notre énergie, de notre joie, et de notre capacité à créer pour nous-mêmes.

Le travail essentiel, selon Haingo, est d’apprendre à recevoir. « Prendre conscience qu’effectivement, tu donnes, mais déjà, donnes peut-être ce que tu as si tu n’as pas, voilà. Tu vas finir par brûler… Alors quand tu reçois, eh bien, reçois avec joie tout simplement. » Il s’agit de s’honorer en premier, de garder pour soi ce que l’on reçoit, avant de le redistribuer. Cette prise de conscience et cette pratique sont fondamentales pour se reconstruire, se remplir. Et enfin, prendre conscience de sa valeur pour la faire rayonner sans s’épuiser.

Le burnout, le tournant de la quarantaine et le pouvoir du « non »

Le déséquilibre du « donner sans recevoir » mène inévitablement à l’épuisement… Un phénomène particulièrement prégnant chez les femmes, surtout autour de la quarantaine, après avoir eu un ou plusieurs enfants. C’est à ce moment-là que le côté sacrificiel prend le dessus. Et que beaucoup cherchent un nouveau souffle, souvent dans l’entrepreneuriat. « La plupart des femmes switchent sur l’entrepreneuriat autour de la quarantaine et beaucoup après un burn-out puisqu’elles souhaitent mieux équilibrer leur temps de travail. » C’est un cri du cœur pour une vie plus alignée, une vie où l’on puisse enfin prendre conscience de sa valeur et la mettre au service de ses propres rêves.

Comment alors se redonner de la valeur ? La réponse est claire et puissante : apprendre à dire non ! L’archétype du nourricier, explique Haingo, est « un archétype qui ne met pas de limites, incapable de mettre des limites. » La première étape est donc de « mettre des limites, oser dire non. » Et ce n’est pas un signe de faiblesse, mais un acte de puissance, un « pouvoir ». « Là, il faut mettre les limites. Il faut savoir dire non. Appliquer ce pouvoir-là parce que c’est un pouvoir et vraiment oser, oser le faire. »

Haingo partage une anecdote personnelle touchante sur l’éducation de ses enfants : « J’étais incapable de leur dire non, pourquoi ? Parce que dans ma psyché à moi, si je leur disais non, ils ne m’aimeraient plus. Donc mon filtre à moi, c’était l’amour. » Cette peur du rejet, cette quête d’amour conditionnel, nous pousse souvent à outrepasser nos propres limites. Mais en réalisant qu’en faisant tout à leur place, elle ne les aidait pas à développer leur propre pouvoir, elle a trouvé la force de changer. « C’est cette prise de conscience là aussi qui a fait que j’ai commencé à mettre les limites parce que je me suis rendu compte que eux-mêmes n’allaient pas pouvoir exercer leur propre pouvoir. Si moi je faisais tout à leur place. » Dire non, c’est un cadeau à soi et aux autres, un pas essentiel vers une vie où l’on honore sa propre valeur.

Investir en soi : le premier pilier de la liberté financière et personnelle

Dire non aux attentes extérieures, c’est avant tout dire oui à soi-même ! C’est se donner l’autorisation d’investir en soi, de se faire passer en priorité, et de développer ses propres compétences. Cette difficulté à s’accorder cette priorité est particulièrement présente chez les femmes, comme le note Ophélie : « C’est cette difficulté à se faire passer avant le reste, à investir sur soi, parce que c’est parce que soi-même on va bien, soi-même on a des compétences. » La logique est implacable : pour que nos enfants aient une vie alignée et soient des êtres libres, il est crucial que nous-mêmes nous soyons épanouies, compétentes et financièrement autonomes. Le sacrifice ne mène qu’à la reproduction des schémas.

Cette incapacité à prendre conscience de sa valeur se traduit souvent par une sous-estimation de ses services quand on est entrepreneure. Haingo le confirme : « On sous-tarife quand on est entrepreneur, on ne met pas à la juste place cette question qui est justement le rapport à l’argent et notre propre éducation financière. » Et elle partage son propre exemple : « Moi, c’était… je me mettais à la place de l’autre et à chaque fois, je me disais mais elle ne va pas avoir les moyens de payer ça … avec ma culture judéo-chrétienne. Et le but du jeu, c’est qu’elles s’en sortent. Donc moi, j’ai la chance d’avoir la compétence et pourquoi j’irais vendre ça cher ? »

Cette pensée, animée par de bonnes intentions, est en réalité contre-productive. D’une part, on ne connaît pas la situation financière de l’autre ; d’autre part, on dévalorise son propre temps, son expérience, et l’investissement personnel fait pour acquérir ces compétences. « C’est mon temps aussi que je bradais. » La prise de conscience est venue en voyant les résultats concrets de ses accompagnements : les clientes qui, en optimisant leurs impôts ou leurs dépenses, récupéraient largement leur investissement. « C’est parce que je ne voyais pas ce bien que j’apportais là. J’étais bloqué sur le prix. » La solution est claire : « Tarifer à ma juste valeur en réalité. » Et le résultat est sans appel : « Je n’ai pas perdu de client, au contraire. » Car investir en soi et tarifer justement, c’est le premier pas vers la reconnaissance de sa pleine valeur.

Libérer sa relation à l’argent et concrétiser sa mission de vie

Pour transformer sa relation à l’argent et construire une liberté financière durable, il est impératif de prendre conscience de sa valeur à travers plusieurs éléments clés… 

  • Premièrement, comme nous l’avons vu, il s’agit de réorienter son temps et son énergie pour les mettre en priorité sur soi. 
  • Deuxièmement, il faut libérer sa relation à l’argent, en faire quelque chose de fluide, d’agréable et de positif, loin des tabous et des culpabilités. C’est une prise de conscience essentielle, souvent trop tardive.
  • Troisièmement, il est crucial de réaliser que nous sommes toutes sur cette terre pour une mission de vie, pour concrétiser un certain nombre de rêves. C’est en embrassant cette vérité que notre existence prendra une valeur exquise. 

Haingo le confirme : « Moi, je suis tout à fait d’accord, parce que je vois bien. Aujourd’hui que l’argent devient aussi une excuse… » Elle déconstruit cette excuse en affirmant que « le problème, il est ailleurs. C’est ça n’a rien à voir avec l’argent. »

L’argent est un outil. Et pas une fin en soi… Les blocages résident souvent dans nos peurs, nos culpabilités, et nos croyances limitantes. « Il faut aller regarder plutôt par rapport aux peurs, aux culpabilités, etc., parce que oser être soi, c’est quelque chose qui se travaille de l’intérieur. Ça n’a rien à voir avec l’argent. » L’éducation financière est bien plus qu’une simple gestion de budget ; c’est une introspection profonde sur notre rapport à l’abondance, à la valeur que nous nous accordons…

« Comment moi je fais pour gérer déjà oser oser prospérer avec cet argent et ne pas tout de suite le donner ? » C’est la question fondamentale. Car l’objectif n’est pas d’accumuler, mais de faire en sorte que l’argent travaille pour nous, au service de nos rêves. « L’argent est au service de nos rêves. En fait, c’est pas du tout l’inverse… C’est pas : je rêve d’avoir plein d’argent… » Il est temps de reprendre les rênes, de faire notre feuille de route, et de savoir que nous avons les ressources nécessaires pour y arriver, en commençant par prendre conscience de sa valeur intrinsèque.

De « avoir pour être » à « être pour avoir » : l’ordre transformateur de la vie

Ophélie met en lumière une erreur fondamentale dans l’approche de la vie et de la réussite, une erreur avec laquelle beaucoup d’entre nous ont été élevées. « On a pour beaucoup été élevées avec un triptyque dans le mauvais ordre. On nous a dit qu’il fallait avoir pour être la personne qu’on voulait et faire. » Cette logique du « je dois avoir pour pouvoir faire et être » est un piège qui nous maintient dans l’attente et l’insatisfaction. Et elle nous conditionne à croire que notre valeur dépend de ce que nous possédons, de notre statut ou de nos réalisations matérielles, plutôt que de notre essence.

La vérité est tout autre. « Il faut commencer par être la personne qui va avoir les résultats que vous voulez, poser des actions simples alignées sur lesquelles vous ne vous sabotez pas. Et enfin, vous aurez. » C’est l’ordre juste, l’ordre transformateur : ÊTRE, FAIRE, AVOIR.

  1. ÊTRE : C’est la première étape cruciale. Il s’agit de travailler sur soi, d’identifier ses croyances limitantes, de développer sa confiance en soi, et de prendre conscience de sa valeur intrinsèque. C’est se remplir de l’intérieur, colmater les « fuites » de notre « coupe » énergétique et émotionnelle. « En fait, c’est comme si on a une coupe à l’intérieur, mais il y a un trou dans cette coupe. Donc on remplit, on remplit, on remplit, mais ça se vide, ça se vide, ça se vide. » Tant que ce travail intérieur n’est pas fait, toute action extérieure sera vaine. « Tant que ce n’est pas fait de l’intérieur, ça n’aura aucun impact. Vous allez vous épuiser à remplir, mais ça se videra automatiquement. »
  2. FAIRE : Une fois que l’on est alignée avec soi-même, que l’on a une vision claire de sa valeur et de ses désirs, les actions deviennent fluides et puissantes. Elles sont posées avec intention, sans sabotage ni résistance intérieure.
  3. AVOIR : Les résultats, qu’ils soient matériels, financiers, relationnels ou émotionnels, sont la conséquence naturelle de cet alignement. Ils arrivent sans effort démesuré, car ils sont en résonance avec la personne que l’on est devenue.

Ce changement de paradigme est libérateur. Car il nous invite à arrêter de courir après des chimères extérieures et à nous concentrer sur ce qui compte vraiment : notre être profond. C’est en cultivant notre jardin intérieur que nous attirons naturellement l’abondance et l’épanouissement que nous désirons.

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Défaire les croyances limitantes : le travail d’artisanat intérieur pour révéler sa valeur

Beaucoup de personnes, confrontées à des blocages, pensent que la solution se trouve à l’extérieur : une technique miracle, une méthode fantastique. Pourtant, Ophélie insiste : « Il y a plein de personnes qui n’ont absolument pas conscience qui pensent justement que le problème est à l’extérieur… Et ça coince avant tout à l’intérieur. » Cette prise de conscience, souvent tardive, est le signe d’une maturité grandissante. « Moi-même, il m’a fallu un moment. »

Le travail consiste alors à défaire les croyances limitantes, souvent héritées du trans-générationnel. « Rien qu’en prenant conscience d’une certaine forme de loyauté que tu avais avant et qui ne te sert absolument plus… Là, tu peux changer les choses. » Ces loyautés invisibles, comme celle qui veut que « les femmes sont soumises, elles sont censées travailler au foyer, etc. Donc tu ne peux pas aller travailler ailleurs », sont de puissants freins. Et en comprenant que ces croyances ne viennent pas de nous et ne nous servent plus, nous pouvons les libérer.

C’est un véritable « travail d’artisanat », où l’on « vient chercher, tirer le fil au fur et à mesure parce que tout est construit dans la psyché. » Haingo partage une anecdote personnelle éloquente sur sa propre croyance liée au travail : « Pour moi, évidemment, c’est la torture. C’est-à-dire qu’il faut que je travaille dur pour chaque euros gagnés. Sinon, ça n’a pas de valeur. » Cette croyance, profondément ancrée, l’empêchait de s’épanouir et de prospérer. « Je me disais maintenant, je ne peux pas gagner beaucoup d’argent parce que j’ai beaucoup de travail à fournir pour avoir ça. Et je ne me sens pas capable de fournir tout ce travail là. »

La transformation a eu lieu en changeant cette croyance limitante : « Je suis passé de je suis une chef d’entreprise qui s’amuse. Et plus je m’amuse, plus je prospère. » Ce simple switch a « changé totalement la vision », en brisant l’idée que s’enrichir signifiait être « l’esclave » du travail. Aujourd’hui, Haingo vit une vie où « je ne travaille plus. Je suis en vacances en permanence. » C’est la preuve vivante que prendre conscience de sa valeur et déconstruire ses croyances peut transformer radicalement notre rapport au travail, à l’argent et à la joie de vivre.

Haingo Malandain : la coach financière qui réveille la lionne en vous

Haingo Malandain, forte de son expérience personnelle et professionnelle, a créé une activité qui incarne parfaitement cette transformation. Elle est « coach financier », accompagnant des TPE dans la gestion quotidienne de leurs finances, mais surtout « les femmes, que ce soit des chefs d’entreprise ou des particuliers dans la… rentabilité de leur entreprise. » Son parcours d’ancienne comptable, combiné à une formation en développement personnel, lui a permis de développer une approche unique, un « mixage » du coaching financier et du développement personnel. Elle accompagne « toutes les personnes à partir du moment où ils touchent l’argent ». Mais sa « prédilection pour les femmes » est évidente, car elle connaît leurs problématiques de l’intérieur.

Ce qui rend son approche si puissante, c’est sa capacité non pas à « donner les conseils » de manière directive, mais à « réveiller en elle la lionne. La lionne qui sommeille en fait tout simplement. » C’est une invitation à puiser dans ses propres ressources, à reconnaître sa force intérieure, et à prendre conscience de sa valeur pour la manifester pleinement.

L’alignement est essentiel, comme le souligne Ophélie : « Souvent on attire à soi qui on est. Et souvent les femmes, c’est pour ça qu’on accompagne des femmes. C’est ça la résonance. » Et cette résonance est la clé d’un accompagnement réussi, où la coach et la coachée évoluent ensemble. Le développement personnel et l’éducation financière sont deux faces de la même médaille, indissociables pour une croissance holistique et durable.

Le flambeau de la liberté financière au féminin

Nos échanges avec Haingo Malandain ont été une véritable source d’inspiration… Un appel vibrant à toutes les femmes pour qu’elles révisent leurs croyances, s’autorisent à dire non, à ne plus se sacrifier. Et à prendre conscience de sa valeur pleinement, tant dans leur vie familiale que professionnelle. C’est un chemin de libération, de transformation, et d’émancipation !

Haingo le dit si bien : « On est la génération de celles qui commencent à prendre conscience. Et donc nous sommes celles qui allons guider celles qui arrivent dans les générations futures. » Nous portons un flambeau, celui de la liberté, de l’autonomie, et de la pleine reconnaissance de notre valeur. Pour beaucoup d’entre nous, mères, cette prise de conscience est d’autant plus forte que nous souhaitons offrir à nos enfants une vie différente, une vie où ils s’autorisent à être libres et heureux. « La génération d’avant ne s’était pas autorisée à libérer sa relation et l’argent et que c’est parce que nous on allait le faire. On allait être un petit peu les moutons noirs de la famille qu’on allait libérer la parole et la possibilité pour la génération d’après de se créer une vie sur mesure, une vie plus libre. »

C’est un héritage précieux que nous construisons, pierre après pierre. Alors, continuons à porter ce flambeau, à nous soutenir mutuellement, et à créer un monde où chaque femme ose être pleinement elle-même, libre et prospère.Vous avez décidé de vous dire oui et construire votre liberté financière ? Alors parlons-en car à chacune sa solution sur mesure 100 % adaptée.