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Argent et douleurs physiques : ce que votre corps essaie de vous dire

Tu ressens des douleurs physiques quand tu penses à l’argent, aux résultats financiers que tu n’as pas encore eu …. Rien de plus normal !

En effet, si tu as mal aux épaules depuis des mois. Que ton estomac se noue dès que tu ouvres ton compte pro. Et que tu dors mal, digères mal …. Alors tu te dis que c’est « dans ta tête ». Ou pire ! Que tu n’es pas faite pour entreprendre.

Alors, je vais te dire une chose que peu de gens osent dire : le lien entre argent et douleurs physiques est réel ! Et il est documenté par les femmes qui le vivent, jour après jour, dans leur corps. Et il porte un nom : la somatisation du stress financier…

Il y a peu, j’ai été invitée sur le podcast Puissance Calme, créé par Sarah Glombard. Sarah accompagne des entrepreneures et des dirigeantes qui arrivent chez elle avec des douleurs inexpliquées : tensions, maux de ventre, douleurs de dos, troubles du sommeil. Des douleurs que la médecine ne sait pas expliquer, mais qui finissent par épuiser le corps, la clarté mentale, la capacité à décider. Et, bien souvent, les résultats financiers avec !

Pendant cette conversation, on a parlé de tout ce que je vis moi-même depuis vingt ans dans l’accompagnement financier des femmes. On a parlé de mon propre burn-out. On a parlé de ce que le corps essaie de dire quand l’argent fait mal. Et je te partage aujourd’hui l’essentiel de cet échange, complété par ce que j’observe chaque semaine chez les femmes que j’accompagne chez Fric au Féminin.

Alors, si tu portes cette charge-là, cette insécurité liée à tes résultats, ce stress logé quelque part dans ton corps malgré tout le travail que tu fournis : cet article est pour toi ! Et non, ce n’est sûrement pas un problème de compétence ou de stratégie.

Argent et douleurs physiques : un lien que la médecine regarde peu

Alors, commençons par le début. Pourquoi l’argent, ce sujet qu’on croit purement rationnel, purement chiffré, finit-il par se loger dans le corps ?

Parce que l’argent n’a jamais été qu’une question de chiffres. C’est une question de sécurité, d’appartenance, de mérite, et de transmission familiale. Et quand ces questions-là restent sans réponse, elles ne disparaissent pas. Elles se déplacent. Du mental vers le corps.

Et Sarah le résume ainsi en ouverture de notre échange… Elle reçoit des dirigeantes qui finissent par épuiser non seulement leur corps, mais aussi leur clarté mentale, leur prise de décision. Et donc leurs résultats ! Autrement dit : la douleur physique n’est pas un simple symptôme annexe. Elle devient un frein direct au développement du business.

Et pourtant, dans mon parcours d’économiste, j’ai longtemps cru que le blocage financier des femmes venait avant tout d’un manque d’éducation financière. Du « comment faire ». Après vingt ans à diriger des structures d’accompagnement à la levée de fonds, au financement, à l’investissement, j’ai fini par comprendre autre chose, plus profond : ce qui nous autolimite le plus, ce ne sont pas les compétences… Mais ce sont les émotions et les tabous familiaux transmis autour de l’argent.

Et chez les femmes, ce tabou a une histoire précise.

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Pourquoi les femmes somatisent autant leurs blocages financiers

Pour rappel, voici un chiffre qui devrait pourtant être connu de toutes. Les femmes mariées n’ont eu le droit d’ouvrir un compte bancaire et de gérer leurs biens sans l’autorisation de leur mari qu’à partir de la loi du 13 juillet 1965, il y a soixante ans, une loi qui a marqué le début de leur autonomie financière et ouvert la voie à une nouvelle ère de liberté et d’indépendance. Et c’est la génération de nos mères, voire de nous-mêmes pour les plus âgées d’entre vous qui me lisez.

Entre le droit d’ouvrir un compte et la capacité réelle à se projeter financièrement, à comprendre les circuits économiques, à construire une véritable liberté financière : il y a un gap absolument énorme. Et ce gap, on ne le comble pas en un claquement de doigts ! On le porte, souvent sans le savoir, dans nos cellules, nos épaules, notre ventre.

Alors, ce n’est donc pas un hasard si le stress financier touche particulièrement les femmes qui entreprennent. Le 13ᵉ baromètre OpinionWay sur la santé psychologique des salariés, publié en 2024, montre que le burn-out touche désormais 30 % des salariés en France, et que les femmes, à 52 %, sont particulièrement proches de l’épuisement professionnel. Chez les entrepreneures que j’accompagne, ce chiffre grimpe encore : quasiment toutes sont passées, à un moment ou à un autre, par une phase d’épuisement liée à leur activité et à leurs peurs financières.

Alors non, tu n’es pas fragile… Car tu portes une histoire collective, en plus de la tienne.

Mon propre burn-out : « j’ai compris que je créais mes propres maladies »

Je vais être transparente avec toi, parce que c’est aussi ce que j’ai partagé avec Sarah pendant notre échange.

Moi-même, je viens d’une famille où l’argent était un sujet traumatique et tabou. Et j’ai cherché des réponses toute ma vie. D’abord en étudiant l’économie, alors que rien ne me prédestinait à ça. Puis en dirigeant, pendant vingt ans, des structures d’appui à l’entrepreneuriat et à l’investissement.

Et malgré cette expertise, malgré toutes ces années à « savoir comment faire », j’ai fait un burn-out autour de mes quarante ans.

Je me souviens exactement de ce moment de bascule. Je n’ai pas eu d’autre choix que de me rendre compte que je créais mes propres maladies, à force de ne pas vouloir me dire certaines choses. Mon corps a crié tellement fort qu’il a fallu que j’apprenne à l’écouter. À décoder ce qu’il essayait de me dire depuis longtemps.

Ce moment-là a complètement changé ma trajectoire de vie. Depuis, j’ai arrêté d’intellectualiser en permanence. J’écoute en priorité ce que mon corps et mes émotions me disent, parce que c’est ma première boussole. Et elle me dit parfois ce que je ne veux pas entendre. Mais elle m’oblige à m’aligner avec qui je suis vraiment.

C’est cette expérience-là qui m’a poussée à devenir ce que j’appelle, un peu par provocation, « fricologue pour femmes libres ». Parce que j’ai décidé d’aider les femmes à construire leur liberté financière. Et cette liberté-là, elle commence toujours à l’intérieur de soi, en se libérant des vieilles fidélités familiales et des émotions liées à l’argent qu’on a accumulées, parfois depuis plusieurs générations.

Les cinq endroits du corps où se logent nos douleurs physiques et blocages liés à l’argent

Voici la partie la plus concrète de notre conversation avec Sarah… Découvrez les endroits précis où se cristallisent nos peurs financières. Et ce sont des schémas que je retrouve, quasiment à l’identique, chez la majorité des femmes que j’accompagne.

Le brouillard mental : quand on n’arrive plus à se projeter

Tout commence généralement par la tête. Par le piège du mental !

C’est le moment où on a du mal à se projeter, où on manque de quelqu’un à côté de nous pour nous dire : « arrête de te prendre la tête là-dessus, concentre-toi sur ce qui compte vraiment. » C’est le moment où on s’interdit d’avoir une vision claire, parce qu’on intellectualise trop les choses, parce qu’on cherche la solution parfaite avant même d’oser avancer.

Quand on est entrepreneure, avoir quelqu’un à ses côtés pour sortir de ce brouillard devient essentiel. Pas pour qu’on nous donne la réponse à notre place, mais pour retrouver de la clarté, voir la lumière, et se concentrer sur ce qui ne nous épuise pas.

Les épaules : le poids de tout porter seule

Deuxième zone, très fréquente chez les femmes : les épaules.

J’ai été élevée dans une culture de la méritocratie… Où tu dois te débrouiller seule. Tu dois avoir la solution et être une bonne élève, capable de tout gérer par elle-même, parce qu’elle est adulte. Résultat : on porte tout sur nos épaules. Dans notre couple, avec nos enfants, dans nos familles. On veut aider, porter, parce qu’on pense qu’on doit mériter sa place…

Et à un moment, on a mal aux épaules ! On en a plein le dos, au sens propre comme au sens figuré.

Le bras droit et la main droite : l’incapacité à avancer

Troisième signal : la difficulté à passer à la vitesse supérieure se loge souvent dans le bras droit et la main droite.

C’est le moment où on aurait besoin de déléguer, où quelqu’un pourrait nous aider et nous montrer la voie, mais où on continue, malgré tout, à avancer toute seule. Personnellement, quand je commence à avoir mal à la main droite, je sais que je n’avance plus. J’ai besoin de quelqu’un pour m’aider à tenir le stylo, à écrire quelque chose de différent dans mon histoire.

L’estomac : ce qu’on ne digère pas…

Quatrième endroit, et non des moindres : l’estomac.

La volonté de contrôle, la peur de lâcher prise, le fait de mal vivre une situation et de retenir à l’intérieur de soi une forme de colère ou de violence qu’on n’ose pas exprimer : tout ça se cristallise au niveau du ventre. Littéralement, ce qu’on ne digère pas.

La réponse à ce signal-là, c’est de s’autoriser à lâcher prise. À faire un pas de côté, aller marcher, arrêter de travailler quelques instants, pour laisser circuler cette énergie qu’on retient et qui, sinon, nous bouffe littéralement.

Le bassin : la peur du manque et l’insécurité financière

Enfin, dernier endroit, que beaucoup d’entre nous connaissent bien : le bassin.

C’est la zone de la peur du manque, des insécurités les plus profondes. On la ressent particulièrement fort au moment de monter son business, puisque dans le salariat, un salaire tombait automatiquement chaque mois. Dans l’entrepreneuriat, cette sécurité automatique disparaît. Et avec elle remonte tout un sentiment d’insécurité lié aux ressources financières et à la peur du manque.

Sur ce point précis, il ne faut surtout pas entrer en lutte avec cette douleur. Il faut apprendre à la décoder, à lui parler. Parce qu’elle nous dit quelque chose de ce qu’on a vécu jusqu’à présent, et de la nouvelle manière dont on peut choisir de le réinterpréter.

Écouter son corps plutôt que de le combattre

Pendant notre échange, Sarah a fait une remarque qui résume tout : beaucoup de femmes qu’elle accompagne ont perdu l’habitude d’écouter leur corps. En effet, elles consultent. On leur dit que « tout va bien ». Et petit à petit, elles arrêtent d’écouter. Elles ne savent plus comment…

C’est exactement ce que j’ai vécu avant mon burn-out. Et c’est exactement ce que je retrouve chez presque toutes les femmes que j’accompagne : quasiment cent pour cent d’entre elles sont passées par une phase d’épuisement avant de prendre conscience du lien entre leur corps et leur business.

La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas en luttant contre ces douleurs qu’on s’en libère. C’est en les désamorçant, doucement, dans la durée. Quand on démarre un accompagnement, je pose toujours les mêmes questions au départ : comment te sens-tu ? Dans quel niveau d’énergie es-tu ? Est-ce que tu as mal quelque part ?

Parce que ces réponses en disent long sur ce qui se passe vraiment dans une vie. Et sur tout ce qu’on a laissé « sous le tapis ». Or, plus on laisse de douleurs sous le tapis, plus on accumule de vieux blocages. Résultat : on avance à petits pas, un par un, alors qu’on pourrait accélérer sa croissance en travaillant d’abord ce que j’appelle « le terreau » : son identité et ses émotions.

Les rituels simples qui libèrent le corps des douleurs physiques liée à l’argent

Alors concrètement, qu’est-ce qu’on met en place pour ne pas retomber dans ces mécanismes ? Voici ce que j’ai partagé avec Sarah, et que je pratique moi-même au quotidien.

Se parler à soi-même, avec bienveillance. Chaque jour, je m’observe. Quand je vois réapparaître un vieux schéma, je ne m’énerve pas contre moi. Au contraire, j’en ris, parce que le rire est une émotion puissante. Puis je me pose une question simple : si je devais me coacher moi-même comme une amie bienveillante, que me dirais-je ? Cette situation, je l’ai déjà vécue. Cette douleur, je la connais déjà. Quel est le bon conseil à me donner pour ne pas la reproduire ? La solution est en moi, elle l’a toujours été.

Écrire, chaque matin et chaque soir. J’ai mon petit journal, où j’interroge ce dont j’ai envie, ce que je vais faire dans la journée, et où je célèbre mes victoires. Parce qu’on a tendance à voir ce qui manque, jamais tout le chemin déjà parcouru. Environ 80 % de nos pensées quotidiennes sont identiques à celles de la veille, avec souvent une surreprésentation de pensées négatives. Se recâbler sur du positif, c’est un muscle qu’on entraîne.

Bouger, tous les jours, sans exception. J’attaque chacune de mes journées en allant chercher la lumière du jour et en marchant au moins une demi-minute, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige. Pourquoi ? Parce qu’on avance en avançant. Le corps a cette capacité incroyable à recréer de l’énergie dès qu’on le remet en mouvement. Ce n’est pas la fatigue qui manque d’énergie : c’est le manque de mouvement qui crée la fatigue.

Apprendre à dire non ! Je dis oui à beaucoup de choses parce que je dis non à beaucoup de choses. Non aux personnes, aux situations, aux lieux qui m’épuisent, et sans aucun scrupule. Quand on décide d’avancer, il faut accepter de faire le deuil de certaines relations et de certains engagements qui nous desservent. C’est en se délestant qu’on fait de la place pour ce qu’on veut vraiment vivre.

Pourquoi il ne faut jamais rester seule face à ses douleurs financières

Voici sans doute le point le plus important de tout notre échange avec Sarah : ce n’est pas en restant seule dans son coin que les choses changent.

Et ce n’est pas non plus en s’entourant de personnes qui nous renvoient, par effet miroir, nos propres autolimitations que ça fonctionnera. Je le vois chez cent pour cent des femmes que j’accompagne : au démarrage de leur activité, elles restent entourées des mêmes personnes, souvent par peur d’être seules. Or ce ne sont pas les mêmes personnes qui vont les aider à avancer différemment.

Il faut s’entourer de femmes qui ont une longueur d’avance, qui ont vécu la même chose, et qui savent exactement de quoi elles parlent parce qu’elles sont passées par là. C’est tout le sens de l’accompagnement que je propose chez Fric au Féminin : ne pas plaquer une solution en kit, mais partir de qui vous êtes vraiment pour construire la solution qui vous correspond.

Et surtout : croyez bien que ça peut être simple. Il existe un vrai biais de complexité autour de l’argent et de l’entrepreneuriat. On pense qu’il faut souffrir, qu’il faut que ce soit compliqué. Ce n’est pas vrai. Ça peut être léger, jouissif, agréable. C’est même essentiel de réinventer ses propres cadres pour que ça le devienne.

FAQ : argent et douleurs physiques, vos questions les plus fréquentes

Le stress financier peut-il vraiment causer des douleurs physiques ? Oui ! Car le corps réagit à l’insécurité financière comme à n’importe quelle menace : tensions musculaires, troubles digestifs, troubles du sommeil, épuisement. Ce n’est pas « dans la tête » au sens où ce serait imaginaire : c’est une réponse physiologique réelle à un stress chronique, souvent invisible pour l’entourage.

Pourquoi les femmes sont-elles particulièrement concernées par ce lien entre argent et douleurs physiques ? Parce qu’elles portent une histoire d’autonomie financière récente et incomplète, transmise de génération en génération, et parce qu’elles cumulent souvent charge mentale professionnelle et charge mentale familiale. Cette double charge favorise la somatisation.

Comment savoir si ma douleur est liée à mes blocages financiers ? Observez le moment où elle apparaît. Se manifeste-t-elle avant un rendez-vous financier important, au moment de fixer un prix, en pensant à votre trésorerie ? Si la douleur suit un schéma récurrent lié à vos décisions financières ou entrepreneuriales, le lien mérite d’être exploré, avec un professionnel de santé pour écarter toute cause médicale, puis avec un accompagnement dédié à votre rapport à l’argent.

Faut-il consulter un médecin avant de travailler sur ses blocages émotionnels liés à l’argent ? Toujours. Une douleur physique doit d’abord être examinée par un professionnel de santé, pour écarter toute cause organique. Le travail émotionnel et l’accompagnement financier viennent en complément d’un suivi médical, jamais à sa place.

Combien de temps faut-il pour libérer son corps de ces blocages liés à l’argent ? Il n’y a pas de délai universel. Cela dépend de l’ancienneté des schémas, souvent transgénérationnels, et de la régularité du travail engagé. Ce qui compte avant tout, c’est de ne pas rester seule face à ce sujet, et d’avancer avec quelqu’un qui a déjà parcouru ce chemin.

La méditation ou le yoga suffisent-ils à résoudre ce type de blocages ? Ce sont d’excellents outils pour apaiser le système nerveux, mais ils ne remplacent pas un travail de fond sur les croyances et les tabous familiaux liés à l’argent. C’est la combinaison des deux, écoute du corps et travail sur les émotions et les schémas, qui produit des résultats durables.

Prends soin de ton corps, il te dit la vérité sur ton rapport à l’argent

Si tu as reconnu une de ces douleurs en lisant cet article, sache une chose : tu n’es pas seule, et ce n’est pas une fatalité. On l’a vécu aussi. Toutes…

Ce n’est pas en restant dans ton coin que les choses vont changer. Ce n’est pas non plus en t’entourant de personnes qui valident, par effet miroir, tes propres autolimitations. Il te faut quelqu’un à tes côtés pour t’aider à avancer autrement.

Et toi, où se loge ta douleur liée à l’argent ? Dans les épaules, le ventre, ailleurs ? Raconte-moi en commentaire, je lis chaque message.

Si tu sens que ce sujet te parle, que ton corps te crie quelque chose depuis trop longtemps, tu peux prendre contact avec moi. On regardera ensemble, en toute honnêteté, comment je peux t’aider à avancer sur ce chemin.