Podcast: Play in new window | Download (Duration: 33:37 — 30.8MB)
Mais comment faire pour mieux gérer son argent sans y passer des plombes et s’arracher les cheveux ?
En effet, tu sais que tu devrais t’en occuper… Tu le sais depuis des années même. Et pourtant, chaque fois que tu ouvres ton appli bancaire, quelque chose en toi referme la fenêtre. Et ce n’est pas de la paresse. Ce n’est pas non plus un manque d’intelligence… C’est juste que personne, jamais, ne t’a vraiment appris comment mieux gérer son argent.
Chez Fric au Féminin, on en parle sans filtre, parce que c’est le sujet qui, une fois débloqué, change tout le reste. Pour évoqué ce sujet à 2 voix, j’ai reçu Santolina Savannet, qui est passée par le MIT et la Banque mondiale. Et est aujourd’hui coach en finances personnelles à plein temps. Avant de faire de l’argent son métier, elle a fait exactement ce que tu fais peut-être en ce moment. Elle a remis le sujet à demain… Pendant dix ans !
Son histoire est précieuse justement parce qu’elle démonte un mythe tenace : non, la compétence financière n’a rien à voir avec le diplôme ou le salaire ! Une femme qui a travaillé en finance peut, elle aussi, se sentir perdue face à un banquier. Alors une femme, qui n’a jamais eu ce vocabulaire-là, a évidemment le droit de ne pas savoir ! Et ce dont elle a besoin, en revanche, c’est d’une méthode claire, humaine, et débarrassée de la honte.
C’est exactement ce que cet article te propose : comprendre pourquoi tu bloques, puis découvrir la méthode concrète pour reprendre la main, sereinement, sans devenir experte en finance.
Et lis en complément : Les bases d’une bonne éducation financière
Pourquoi tu repousses la gestion de ton argent (et ce n’est pas une question d’intelligence)
Et commençons par une bonne nouvelle. Car si tu culpabilises de ne pas t’être occupée de tes finances plus tôt, tu es loin d’être seule ! Le dernier baromètre de l’AMF, publié en 2025, est sans appel : seules 28 % des femmes se déclarent compétentes en matière d’épargne et de placements, contre 51 % des hommes. Pourtant, quand l’AMF teste réellement leurs connaissances, l’écart s’effondre. Autrement dit, les femmes ne savent pas moins. Mais elles se sentent moins légitimes ! Et ce sont deux choses très différentes…
Santolina l’a vécu de l’intérieur. Alors qu’elle travaillait déjà dans la finance, elle raconte son premier rendez-vous avec un conseiller bancaire, à 30 ans : « Tu as le monsieur costume-cravate dans un énorme bureau en marbre, hyper intimidant, qui commence à présenter les produits, le plan épargne retraite, l’assurance vie. Et moi, j’étais complètement perdue, je ne savais même pas quelles questions poser. » Et elle en ressort avec la ferme intention de se documenter. Mais elle ne le fera pas… Pas tout de suite !
Ce moment-là, beaucoup de femmes que j’accompagne chez Fric au Féminin le connaissent par cœur. La honte de ne pas savoir, alors qu’on est censée savoir. Et la peur de poser une question « bête ». Puis le sentiment que tout le monde autour a compris, sauf soi. Or, comme le résume Santolina : « Il y a des gens qui viennent me voir et qui ont honte de pas savoir gérer, de pas comprendre, de pas savoir où est leur argent, et de pas oser poser des questions, d’avoir peur d’avoir l’air bête. Et je les comprends complètement, parce que moi, je suis passée par là. »
Si ce sentiment te parle, je t’invite à lire notre article sur les croyances limitantes qui sabotent ta relation à l’argent : tu y verras que ce blocage a un nom, et surtout, qu’il se travaille.
La vraie cause du blocage : ce ne sont jamais tes compétences, ce sont tes croyances !
Voilà le cœur du sujet. Avant même de parler de virement automatique ou d’assurance vie, il faut regarder ce qui, en toi, freine le mouvement. Car dans nos familles, on nous transmet rarement une vraie éducation financière. En revanche, on nous transmet des croyances. Beaucoup de croyances !
« Il n’y a que la pierre qui est sûre. » « Ne dépense pas plus que tu ne gagnes. » Ce que j’appelle, dans mes accompagnements, la théorie des pots de yaourt : gérer son argent au jour le jour, sans jamais construire de vraie stratégie sur le long terme. Ce socle-là donne une première sécurité. Mais il ne construit jamais la liberté financière !
Santolina a identifié en elle une croyance particulièrement puissante, héritée de son enfance : « Dans ma famille, c’était mon père qui gérait tout ça, c’était lui qui prenait les décisions. Et du coup, clairement, je manquais de confiance en moi par rapport à ma capacité à prendre les bonnes décisions là-dessus. » Pour avancer, elle a dû faire, selon ses propres mots, un vrai travail de libération vis-à-vis de ses parents. Puis accepter que la responsabilité et les conséquences, lui revenaient désormais à elle seule.
Une autre croyance, plus insidieuse encore, l’a bloquée pendant des années : celle du mérite. « Pour moi, l’argent, ça se gagnait par la sueur de mon front, par le temps que je mettais, par le jus de cerveau. Et du coup, l’idée que des intérêts composés fassent grossir mon argent sans que je fasse rien, il y avait un côté un peu magique, maléfique. Comme si, en fait, je ne méritais pas vraiment cet argent. » Cette culture de la méritocratie, on la retrouve chez la quasi-totalité des femmes en situation d’épuisement professionnel : tant qu’on croit devoir souffrir pour gagner, on se prive d’options plus simples, plus douces, et pourtant tout aussi légitimes.
Et repérer ces croyances est la toute première étape, avant même d’ouvrir un tableur. Car sans ce travail, aucune méthode budgétaire ne tient dans la durée.
Le déclic de Santolina : du burn-out à la liberté financière
L’histoire de Santolina illustre parfaitement pourquoi on finit, un jour ou l’autre, par être rattrapée par le sujet. Car elle construit une carrière brillante en banque d’investissement, puis en assurance, où elle monte une AI Factory chez AXA France. Un poste passionnant, mais épuisant. « J’ai toujours cette sensation de jamais faire assez, et mon corps a dit stop. » Résultat : un burn-out, fin 2020.
Pour la première fois de sa vie, elle doit se poser une question qu’elle avait toujours évitée : que se passe-t-il si elle n’a plus de salaire ? « Je m’étais jamais vraiment posé la question de comment faire si je n’ai plus de rentrée d’argent. » Et elle fait alors, enfin, le point complet sur sa situation.
Ce qu’elle découvre la surprend. Elle a largement assez pour s’offrir l’année sabbatique dont elle rêve depuis toujours. « Ça m’a donné une sérénité incroyable d’avoir une stratégie claire, de savoir exactement quoi faire. » Cette clarté financière lui permet enfin de prendre soin d’elle, physiquement et mentalement. Puis, presque naturellement, ses amies commencent à lui demander conseil. L’une d’elles lui confie, quelques semaines après leur premier échange : « Ton coaching, ça m’a transformé la vie. » Depuis, Santolina accompagne les femmes et les hommes à devenir autonomes sur leurs finances, à plein temps.
Ce que son parcours prouve, c’est qu’on n’a pas besoin de toucher le fond pour agir. Mais qu’on a besoin, à un moment donné, d’un déclencheur assez fort pour regarder la réalité en face. Et si tu es en train de lire cet article, ce déclencheur, c’est peut-être maintenant !
Comment mieux gérer son argent : la méthode en 4 étapes
Voici, concrètement, la méthode pour mieux gérer durablement son argent :
1. Faire sauter les croyances limitantes héritées de sa famille
C’est toujours par là que je commence avec les femmes que j’accompagne. Tant que les vieilles fidélités familiales restent en place, aucune stratégie ne survit. J’aime cette image : un oiseau en cage ne se rend pas compte qu’il peut voler, et pourtant, il le peut. Alors, identifier tes croyances, les nommer, puis les démonter une à une, c’est le point de départ non négociable. Sans ça, tu t’auto-sabotes, même avec la meilleure méthode du monde.
2. Faire l’état des lieux, sans se juger
Deuxième étape : regarder enfin le tableau complet. Combien tu gagnes, combien tu dépenses, où dort ton argent, quels investissements tu as déjà, et surtout, quelles marges de manœuvre existent sans que tu les voies. Santolina insiste sur un point essentiel : cet état des lieux ne se fait jamais seule dans son coin, avec la culpabilité en fond sonore. Il se fait accompagnée, dans un cadre où on ne se sent pas jugée. « Ce que je veille à faire dans mon accompagnement, c’est toujours de créer un environnement où les gens se sentent en sécurité. »
3. Se projeter dans la vie que tu as toujours voulu avoir
Et cette étape change tout. Santolina propose un exercice simple, hérité d’une professeure de design américaine, Debbie Fisher : prendre trente minutes pour décrire, heure par heure, ta journée idéale dans dix ans. Où tu te réveilles, avec qui, ce que tu fais en sortant du lit, jusqu’au coucher. « Dans dix ans, la journée fera toujours vingt-quatre heures. » Les étudiantes de Debbie Fisher ont, dix ans plus tard, presque toutes réalisé ce qu’elles avaient écrit ce jour-là. Santolina refait cet exercice une fois par an, sur papier, et observe chaque année sa vie se rapprocher un peu plus de celle qu’elle a décrite.
Parce que la liberté financière n’a de sens que si elle sert un projet de vie précis… Et pas un chiffre abstrait !
4. Mettre en place un système, pas compter sur ta discipline
Dernière étape, la plus libératrice : automatiser. Beaucoup de femmes que Santolina accompagne épargnent déjà, mais sans stratégie, un peu au hasard, au gré des opportunités. Résultat : elles se sentent responsables de tout, tout le temps, et finissent par abandonner. « Ce que je fais dans mon accompagnement, c’est vraiment aider les gens à construire un système pour que ce ne soit pas juste one shot. » Concrètement : un système qui redirige automatiquement chaque euro qui arrive vers le bon endroit, investissements, dépenses du quotidien, projets. Comme ça, plus besoin de motivation ni de discipline pour que ça fonctionne. Tu peux enfin profiter de ta vie plutôt que de la surveiller.
Investir fait peur aux femmes : voici pourquoi cette peur n’est pas justifiée
Parlons maintenant du sujet qui bloque le plus de femmes : l’investissement. Les chiffres, ici, sont particulièrement parlants. Selon le baromètre AMF 2025, seules 24 % des femmes déclarent investir en bourse, contre 45 % des hommes. Plus de la moitié d’entre elles (51 %) refusent toute prise de risque, contre 31 % des hommes. Et seules 63 % des femmes se sentent légitimes pour investir, contre 81 % des hommes.
Et derrière ces chiffres, une croyance revient sans cesse : l’investissement serait complexe, réservé à une élite, à des hommes en costume-cravate qui passent leurs journées devant des écrans. Santolina démonte ce mythe avec beaucoup de justesse : « L’industrie financière bénéficie de cette sensation que l’investissement, c’est complexe, qu’on ne peut pas le faire soi-même. Alors qu’en fait, aujourd’hui, c’est hyper simple de gérer et d’investir soi-même depuis son canapé, moyennant une stratégie claire et de bonnes connaissances. »
Pas besoin non plus de « boursicoter », c’est-à-dire de suivre les cours en direct, de stresser à chaque variation, ni d’y consacrer des heures. « Il y a des stratégies beaucoup plus efficaces, qui prennent beaucoup moins de temps, moyennant une stratégie solide. » Ce que confirme aussi mon expérience auprès des femmes que j’accompagne : une fois qu’elles apprennent, le sujet devient presque ludique. Il se pilote en dix minutes, une fois les enfants couchés.
Avertissement légal : cet article a une vocation informative et pédagogique. Il ne constitue en aucun cas un conseil en investissement personnalisé. Tout placement financier comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent jamais des performances futures. Avant toute décision, renseigne-toi en profondeur ou fais-toi accompagner.
Pour poser les bases avant de te lancer, notre article investir en bourse quand on débute, le guide sans jargon reste une excellente porte d’entrée.
Résidence principale, assurance vie : les fausses évidences qu’on t’a vendues
Autre point que Santolina soulève avec beaucoup de franchise : la croyance selon laquelle acheter sa résidence principale serait un passage obligé. Elle-même en a longtemps souffert : « Tout le monde me disait : c’est hyper important d’acheter sa résidence principale, louer c’est du gaspillage. Et moi, ça m’a paralysée, parce que je n’avais jamais vécu plus de trois ans au même endroit. L’idée de m’endetter sur vingt-cinq ans me terrorisait. » Cette pression sociale, en réalité, l’a empêchée d’investir ailleurs pendant des années, par peur de bloquer son argent.
Même logique autour de l’assurance vie, souvent perçue comme un placement figé pendant huit ans. En réalité, comme le rappelle Santolina, l’argent reste disponible à tout moment : « Vous pouvez sortir votre argent quand vous voulez. C’est juste qu’il y aura des conséquences fiscales. Mais c’est toujours mieux de le placer et d’avoir un peu de gain, quitte à payer un peu d’impôts dessus, que de laisser tout dormir sur un compte courant à zéro. » Alors, comprendre ces mécanismes, plutôt que de les subir, change complètement le rapport qu’on entretient avec ses placements.

Ce que savoir comment mieux gérer son argent change vraiment, dans une vraie vie de femme
Santolina insiste sur un point que je partage totalement : gérer son argent, ce n’est jamais « juste des chiffres sur un fichier Excel ». C’est un levier direct sur ta vie quotidienne, ton travail, ton lieu de vie, tes vacances, et même ce que tu manges.
Et elle raconte le cas d’une femme d’une cinquantaine d’années, ayant fait toute sa carrière chez AXA, qui souhaitait lancer son propre projet entrepreneurial. Une fois ses finances prises en main, elle lui confie : « C’est incroyable, c’est exactement la sérénité dont j’avais besoin pour pouvoir me lancer. » Sa seule limite : ne pas l’avoir fait quinze ans plus tôt. Mais comme le rappelle Santolina, on ne change jamais le passé, seulement le présent.
Autre exemple marquant : un homme travaillant dans la tech, très bien payé, qui rêvait secrètement de devenir professeur de mathématiques, sans jamais oser franchir le pas par peur de perdre son salaire. Mais une fois son épargne clarifiée, il découvre que le changement est totalement finançable. Il prend une année sabbatique pour se lancer.
Elle évoque aussi un couple de 48 et 50 ans, avec 200 000 euros dormant sur des comptes courants et livrets. Ils pensaient que cette somme suffirait, à elle seule, à leur offrir une retraite anticipée. « Deux cent mille euros quand t’as cinquante ans, ce n’est pas du tout la même chose que deux cent mille euros quand t’as vingt-cinq ans. » En réalité, sans optimisation, cette somme ne les amènerait pas là où ils espéraient aller.
Enfin, un psychiatre accompagné par Santolina gagnait très bien sa vie, mais restait pourtant à découvert chaque mois. En deux semaines seulement, la situation s’inverse. « Ma famille et mes amis ne me reconnaissent plus, parce que j’ai arrêté de jeter l’argent par la fenêtre. » En quatre semaines, il investissait déjà en autonomie.
Et ces histoires, très différentes les unes des autres, racontent toutes la même chose : reprendre la main sur son argent, ce n’est pas un objectif financier abstrait. C’est un outil concret pour vivre la vie qu’on a réellement envie de vivre, pas celle qu’on nous a vendue comme la seule voie possible.

Tu n’as pas besoin d’être experte pour bien gérer ton argent
C’est peut-être le message le plus important ! Car ni Santolina ni moi n’avons attendu d’avoir un doctorat en finance internationale pour agir. Nous étions, toutes les deux, bloquées à l’intérieur, par des croyances héritées, pas par un manque de compétence.
Santolina le résume simplement : « On n’a pas besoin d’être experte en finances pour savoir bien gérer ses finances. Aujourd’hui, c’est devenu très simple à faire. Il suffit juste de prendre un peu le temps pour construire une stratégie claire et mettre en place un système. Et tout le monde peut gérer ses finances efficacement, et investir, depuis son canapé. »
Alors non, ça ne se règle pas en un jour, surtout si tu pars d’une situation déficitaire. Mais une fois les croyances déverrouillées et le bon système installé, tout devient possible, y compris renverser complètement une situation qui semblait bloquée depuis des années.
FAQ : comment mieux gérer son argent, tes questions les plus fréquentes
Par où commencer concrètement quand on n’a jamais géré son budget ? Commence toujours par l’état des lieux, sans jugement : combien tu gagnes, combien tu dépenses réellement, où dort ton argent aujourd’hui. Et ensuite seulement, tu peux mettre en place un système automatique qui redirige chaque euro vers le bon endroit.
Faut-il être douée en maths pour bien gérer son argent ? Non. La gestion financière personnelle repose sur quelques mécanismes simples, pas sur des équations complexes. Mais le vrai frein, dans l’immense majorité des cas, n’est pas mathématique : il est psychologique et culturel.
Combien de temps faut-il pour reprendre le contrôle de ses finances ? Cela dépend de ta situation de départ, mais la bascule est souvent plus rapide qu’on ne l’imagine : certaines personnes accompagnées passent d’une gestion chaotique à une stratégie claire en quelques semaines seulement. En revanche, si tu pars d’un déficit important, compte plusieurs mois pour consolider durablement la situation.
Faut-il absolument acheter sa résidence principale pour construire sa liberté financière ? Non, ce n’est pas un passage obligé. C’est une option parmi d’autres, à évaluer selon ton mode de vie, ta mobilité et tes projets, pas une évidence à suivre sans réflexion.
L’investissement est-il vraiment accessible sans connaissances financières préalables ? Oui, à condition de te former un minimum et de construire une stratégie claire, adaptée à ton horizon et à ta tolérance au risque. Rappel important : tout investissement comporte un risque de perte en capital, et il est recommandé de te faire accompagner avant de te lancer.
Se faire accompagner est-il vraiment utile, ou peut-on y arriver seule ? On peut y arriver seule, mais cela prend généralement beaucoup plus de temps, et on reste souvent aveugle à ses propres angles morts. Un accompagnement permet d’aller plus vite, d’éviter les erreurs coûteuses, et de rester dans un cadre bienveillant, sans jugement.

On en discute en commentaires
Et toi, où en es-tu avec tes finances aujourd’hui ? Quelle croyance familiale reconnais-tu dans cet article ? Dis-le-moi en commentaires, je lis et je réponds à chacune d’entre vous. Ce sujet se libère justement parce qu’on arrête d’en avoir honte, ensemble.
Si tu sens que le moment est venu, pour toi aussi, de reprendre la main sur tes finances, alors, parlons-en. Tu peux aussi suivre le travail de Santolina Savannet directement : retrouve-la sur LinkedIn, découvre son site santolinas.com, ou explore son programme de coaching en finances personnelles.

