Ophélie Jouvenon ? Découvre la femme derrière Fric au Féminin !

Mais qui est Ophélie Jouvenon, la créatrice de Fric au Féminin ? Et quel est son parcours et sa vision du monde ?

En effet, tu as certainement déjà entendu parler d’elle à travers ses interviews… Cette économiste rebelle devenue « fricologue pour femmes libres » qui ose briser les tabous autour de l’argent et de l’ambition féminine. 

Mais connais-tu réellement l’histoire, les motivations profondes et les déclics qui l’ont menée là où elle est aujourd’hui ?

Alors, accroche-toi, car cet article est bien plus qu’une simple biographie. C’est une invitation à te questionner, à te réinventer et à embrasser la liberté que tu mérites. 

Et merci à Sophie, la créatrice du podcast « Les Pieds dans le Plat » pour cette interview très authentique !

✒️ Et lis en complément : entreprendre sa vie la clé de l’épanouissement

Le parcours d’Ophélie Jouvenon : l’humain et le sens avant tout

Dès les premières minutes de l’interview, Sophie des « Pieds dans le Plat » va directement à l’essentiel… Et ce qui fait d’Ophélie une femme inspirante pour tant d’autres. Elle met en lumière les contrastes et les paradoxes de son parcours, soulignant d’emblée que les grandes réussites d’Ophélie sont enracinées dans des expériences de vie très terre-à-terre, et modestes.

Elle commence par un résumé saisissant de son parcours professionnel :« Tu as conseillé des milliers d’entrepreneurs. Levé des millions d’euros. Bossé 20 ans dans les rouages du financement de projets entrepreneuriaux de toutes tailles… Mais surtout en veillant à apporter à chacun le même niveau de qualité, d’humanité et de conseil. » 

Cela dessine déjà le profil d’une experte, certes, mais surtout d’une femme profondément humaine et soucieuse de l’impact de son travail. Car Ophélie n’as jamais été là pour la gloire, mais pour l’aide concrète.

Mais ce n’est pas tout. Sophie va chercher l’origine de cette force et de cette détermination. Elle révèle les fondations de son histoire : « Pour autant, ce n’est pas là le comment de ton histoire Ophélie… Tu as grandi entre petites galères et grands rêves. Dans un milieu modeste, tu as fait des études d’économie avec brio, mais pas pour le prestige, ni pour le statut. »

Car Ophélie n’est pas issue d’un milieu privilégié où tout lui a été offert. Au contraire, ses succès sont le fruit d’une soif ardente de s’en sortir, d’acquérir une indépendance et une liberté chèrement gagnées. 

Et le choix des études d’économie n’était pas par vocation pure au départ, mais un moyen stratégique d’atteindre un objectif vital : l’autonomie. C’est une révélation qui résonne profondément avec toutes celles qui ont dû se battre pour leur place, qui ont vu l’argent non pas comme un luxe … Mais comme un levier pour une vie meilleure.

Sophie enchaîne sur les moments clés de sa vie, ces ruptures qui ont forgé sa personnalité : « Alors, à 16 ans, tu bossais pour financer tes études et à 40 ans, tu quittes le salariat pour monter ta propre structure et vivre ton rêve de journalisme. Pas pour tout recommencer. Mais pour concilier enfin économie et intime,  transmission et réinvention. » Deux âges, deux moments charnières. 

À 16 ans, déjà dans l’action, assumant sa part dans son propre destin. À 40 ans, un virage audacieux, un saut dans l’inconnu, non pas pour effacer le passé… Mais pour mieux l’intégrer, le transcender. C’est l’idée de concilier des mondes qui peuvent paraître opposés : l’économie rationnelle et l’intime sensible, la transmission de savoirs et la réinvention de soi.

C’est là que naît Fric au Féminin, un projet qui cristallise toutes ces dimensions. Et Sophie le présente comme le pont qui relie : « ces mondes, ceux qui veulent apprendre, oser et désapprendre. Et surtout celles qui veulent une autre relation à l’argent plus libre, plus consciente, plus joyeuse. » Car Fric au Féminin n’est pas juste une plateforme, c’est un mouvement vers une relation à l’argent réinventée, dénuée de culpabilité et pleine de potentiel.

En terminant sa présentation par l’idée qu’Ophélie enseigne que « pour avoir ce qu’on veut, il faut aussi savoir ce qu’on ne veut plus, » Sophie ouvre la porte à une conversation profonde sur les peurs, les ruptures et l’envie d’agir. Elle invite Ophélie à se présenter non pas par ses étiquettes (maman, économiste, entrepreneure) mais par son essence profonde !

Ophélie Jouvenon : une vie en quête de liberté et de réinvention personnelle

Quand Sophie lui tend le micro après cette présentation si complète, la réponse d’Ophélie est à l’image de son être : concise, puissante et profondément alignée avec ses valeurs fondamentales. Elle choisit de se définir par ce qui la meut au quotidien, par ce qui guide chacune de ses actions et décisions.

Le manifeste d’une âme libre : « fricologue pour femmes libres »

Ophélie débute par cette auto-désignation qui est devenue sa marque de fabrique et sa mission : « Alors moi, j’aime bien dire que je suis fricologue pour femmes libres quand on parle de job. » Ce terme, « Fricologue », est à la fois audacieux et ludique. 

Et ce titre n’est pas anodin ; il incarne sa volonté de rendre l’argent accessible, compréhensible. Et surtout, de le lier à une valeur supérieure : l’autonomie et l’émancipation féminine. C’est un positionnement fort qui brise d’emblée l’image austère ou purement matérialiste que l’on pourrait avoir de l’économie…

L’essence de son être : éprise de liberté sous toutes ses formes

Au-delà de son rôle professionnel, Ophélie dépeint son essence même :  » Je suis quelqu’un qui est très épris de liberté : liberté de choix, liberté de se créer la vie qu’on a envie d’avoir, liberté de recommencer, de se planter et de trouver des solutions toujours plus alignées. »

Décortiquons chaque aspect de cette déclaration :

  • « Très épris de liberté » : C’est le fil rouge de son existence. Cette liberté n’est pas une simple aspiration, c’est une quête incessante, une valeur suprême qui prime sur tout le reste. Elle ne se contente pas d’une liberté passive ; elle la recherche activement, la revendique, l’incarne.
  • « Liberté de choix » : C’est la base de toute autonomie. Avoir la capacité de décider de sa propre voie, de ne pas être contrainte par les circonstances, les attentes des autres ou les injonctions sociétales. Cela sous-tend une responsabilité personnelle forte : celle de faire des choix conscients et alignés.
  • « Liberté de se créer la vie qu’on a envie d’avoir » : Voilà une phrase puissante ! Elle nous pousse à prendre les rênes, à être l’architecte de notre propre existence. Cela implique d’imaginer, de rêver, mais surtout d’agir pour matérialiser cette vision. Car c’est l’antithèse de la résignation, l’ode à la proactivité.
  • « Liberté de recommencer, de se planter et de trouver des solutions toujours plus alignées » : C’est la clé de la résilience et de l’innovation. La liberté, pour Ophélie, n’est pas l’absence d’échecs… Mais la possibilité de les transformer en opportunités. Se planter n’est pas une fin en soi, mais une étape pour mieux rebondir, pour affiner sa trajectoire. Et pour trouver des chemins toujours plus authentiques et en phase avec qui l’on est profondément. C’est un plaidoyer pour le droit à l’erreur et à l’expérimentation, si peu valorisé dans nos cultures.

La voyageuse de la vie : une capacité d’innovation et de réinvention sans limites

Et Ophélie ne se contente pas de discours, elle incarne ses principes. « Je suis une espèce de voyageuse de la vie. J’ai déjà déménagé à peu près 24 fois dans ma vie, créé des trucs un peu dingue. Je pense que je suis une personne qui a une vraie capacité d’innovation et de réinvention. »

Cette capacité d’innovation et de réinvention est au cœur de son identité, et elle la lie directement à son trait de personnalité principal : « Sachant que mon trait de personnalité justement principal c’est d’être visionnaire. Et c’était à la fois une qualité et une difficulté le fait d’avoir toujours un coup d’avance sur les autres. » 

Car être visionnaire, c’est voir au-delà de l’horizon, anticiper les tendances, percevoir les potentiels que d’autres ne voient pas encore. Et c’est une force immense pour entreprendre, pour innover, pour guider. Mais Ophélie reconnaît que cela peut aussi être une « difficulté », car être en avance sur son temps peut parfois créer un décalage avec son environnement, un sentiment d’isolement ou la nécessité de « tirer » les autres avec soi.

Transmettre la liberté : l’héritage pour sa fille et toutes les femmes conscientes

La question de la transmission est un pilier central dans la vie d’Ophélie. Et elle en parle avec une profondeur et une lucidité qui touchent au cœur. Sophie, consciente de cette dimension, l’interroge sur ce qui la pousse à transmettre, notamment à travers sa relation avec sa fille. 

Le poids de la transmission maternelle et les facteurs limitants

Ophélie commence par souligner une différence fondamentale dans la manière dont hommes et femmes abordent cette question : « Pour les femmes, c’est important la question de ce qu’on transmet à nos enfants. Et pour la plupart, on nous a plutôt transmis des facteurs limitants, des peurs. Et le fait d’être plutôt des petites filles sages que des femmes qui osent chercher la valeur où elle est et qui se réinventent. Parce que la liberté féminine, c’est finalement un sujet qui est assez récent. »

Cette analyse est percutante. Elle met en lumière le fait que la transmission maternelle, bien que fondamentale et souvent faite avec amour, a longtemps été imprégnée des contraintes et des attentes d’une société patriarcale. Nos mères et grand-mères, par manque de choix et de liberté elles-mêmes, nous ont souvent inculqué des schémas limitants : la peur de l’échec, l’injonction à la sagesse, la discrétion, l’absence d’audace.

Incarner la femme libre : l’exemple plutôt que le précepte

Face à ce constat, Ophélie a fait un choix radical à 40 ans : changer de vie, non pas seulement pour elle… Mais pour l’exemple qu’elle voulait être. « Moi même à 40 ans, si j’ai décidé de switcher professionnellement, c’était aussi pour ne pas donner de bons conseils que je ne m’appliquerais pas. Mais pour incarner cette femme libre, qui entreprend. Cette femme qui agit, et qui n’aura pas peur d’échouer, de se réinventer pour être toujours plus alignée. Pourquoi ? Pour montrer à ma fille que c’est possible. Et qu’elle peut avoir la vie qu’elle a envie d’avoir. Car toute sa vie, il faut voir le changement positivement et oser se réinventer… »

Cette citation est un véritable manifeste. Elle met en avant l’importance de l’incarnation. Il ne s’agit pas de prêcher des valeurs que l’on ne pratique pas soi-même, mais de vivre ces valeurs au quotidien. Voilà le modèle qu’Ophélie veut offrir à sa fille. C’est une transmission par l’exemple, bien plus puissante que n’importe quel discours.

Dépasser l’auto-limitation féminine : un appel à l’action collectif

Ophélie élargit ensuite son message à toutes les femmes : « Et nous les femmes aujourd’hui, ce qui nous auto limite le plus, c’est nous ! Alors, créez vous, la vie que vous avez envie d’avoir parce qu’ en faisant ça, ça permettra à vos enfants d’être bien dans leurs pompes et de se réinventer autant qu’ils en ont besoin. »

Et c’est un appel vibrant à briser les chaînes de nos propres autolimitations. Souvent, la plus grande barrière est interne, construite par des croyances, des peurs, des injonctions. Et en nous libérant nous-mêmes, nous ouvrons la voie à nos enfants pour qu’ils puissent, eux aussi,  se réinventer sans cesse.

Elle souligne l’urgence de cette transformation dans le contexte actuel : « Sachant qu’on est aujourd’hui dans une société où l’histoire du CDI et du même boulot, toute sa vie, c’est mort ! Donc le meilleur service qu’on puisse rendre à nos enfants, c’est de leur apprendre qu’ils peuvent se réinventer, créer ce qu’ils ont envie de créer. Et surtout, être bien dans leur peau. »

Et ce constat est réaliste et percutant. Le monde du travail évolue à une vitesse fulgurante. Les modèles de stabilité d’antan n’existent plus. Et préparer nos enfants à cette réalité, c’est leur donner les outils les plus précieux : la flexibilité, l’adaptabilité, l’esprit d’initiative… Et par-dessus tout, la capacité à être alignés avec eux-mêmes !

Le déclic de la réinvention professionnelle : quitter le salariat pour une vie alignée

Chaque grande transformation a son point de bascule, son « ras-le-bol » qui catalyse le changement. Pour Ophélie, ce déclic a été à la fois une prise de conscience rationnelle et une révélation intime. Sophie, curieuse de ce moment fondateur, l’interroge sur cette décision forte qui a marqué un tournant.

Le « ras-le-bol » éclairé : quand les coûts dépassent les gains

La décision de quitter le confort – ou plutôt l’inconfort masqué – du salariat n’est jamais anodine, surtout à 40 ans, un âge où beaucoup recherchent la stabilité. Mais pour Ophélie, l’équation avait cessé d’être viable. « C’est le jour justement où j’ai calculé le nombre d’heures que je faisais et la rémunération que j’avais par rapport à ce que j’apportais … Je me suis dit que ça n’allait pas… Et je devais être un petit peu masochiste !  Donc il était temps que je fasse autre chosei. »

Cette analyse est profondément révélatrice. Elle ne parle pas seulement d’un salaire insuffisant. Elle parle de ce qu’elle « payait » : son temps, son énergie, ses compétences, son bien-être, son potentiel. Le coût émotionnel, mental et parfois physique de rester dans une situation désalignée avait surpassé les bénéfices financiers. Et cette prise de conscience, calculée et ressentie, est un signal d’alarme puissant que beaucoup d’entre nous ignorons trop longtemps. On se persuade que la « sécurité » du salariat compense l’insatisfaction. Mais Ophélie nous montre que parfois, le prix à payer pour cette « sécurité » est bien trop élevé.

Et lisez : comment sortir de sa zone de confort

Réactiver les rêves oubliés : la liste des 100 rêves

Une fois le constat établi, l’étape suivante n’est pas le vide, mais la reconnexion à soi. « Donc c’est là ou je me suis dit il était temps que je devienne entrepreneure et que je repêche tous mes vieux rêves. »

Pour concrétiser cette intention, Ophélie a utilisé un outil puissant et ludique : la liste des 100 rêves. « Donc, à 40 ans, j’ai fait la liste des 100 rêves. C’est ce que je vous invite à faire si vous ne savez pas trop ce que vous voulez faire. Et je me suis dit que ma priorité, maintenant, c’était de réaliser ça. »

Et cette pratique est incroyablement libératrice. Elle permet de sortir de la logique du « devoir faire » pour se reconnecter au « désir de faire ». Souvent, nos rêves d’enfants, nos aspirations profondes sont enfouis sous des couches de responsabilités, de doutes et d’auto-censures. Alors, repêcher ces rêves, même les plus « farfelus et dingues », c’est redonner de la couleur et du sens à son existence. C’est se donner l’autorisation de désirer grand, sans limites apparentes.

La preuve par l’action : rêver grand et réaliser vite

Et le plus surprenant, c’est la rapidité avec laquelle ces rêves se sont matérialisés. « Cent rêves et tu les as tous effectués ? Oui, je les ai tous effectués et il y avait des trucs assez dingues. Et il m’a fallu moins de cinq ans… Comme quoi on peut tout changer à sa vie assez rapidement. »

Moins de cinq ans pour réaliser 100 rêves ! Ce témoignage est une bombe de motivation. Il brise l’idée reçue que nos rêves sont inaccessibles, qu’ils demandent une vie entière ou qu’ils sont réservés à quelques élus. Ophélie démontre par l’exemple que lorsque tu es alignée avec tes désirs profonds, et lorsque tu te donnes la permission d’agir, les choses peuvent se concrétiser à une vitesse insoupçonnée.

Et ces rêves incluaient des « trucs très, très drôles et loufoques », des aspirations de gamine, tout ce que l’on repousse en se disant « un jour, si j’avais plus confiance, si j’avais du temps… » Ophélie a transformé ces « si » en « maintenant ». 

Le résultat ? Non pas de l’insécurité, mais une vie infiniment plus riche : « ça donnait une saveur incroyable à ma vie. » La « sécurité » n’est pas venue de la stabilité externe, mais de la confiance en sa propre capacité à créer une vie qui lui ressemble. Une vie qui est à la fois plus inspirante et, paradoxalement, mieux rémunératrice.

En conclusion, le déclic d’Ophélie est un puissant rappel à écouter son intériorité, à faire ses propres calculs de « coûts et bénéfices » et à oser réactiver ses rêves. Et quitter le salariat n’est pas une fuite, mais un acte courageux de réalignement… Un pas vers une vie où l’on est l’architecte de son propre épanouissement.

Vaincre la peur et le syndrome de l’imposteur : les petits pas de la femme d’action

On a beau voir Ophélie aujourd’hui, rayonnante, conférencière et entrepreneure accomplie, il est difficile d’imaginer qu’elle aussi a traversé des moments de doutes, de peurs intenses et a connu le fameux syndrome de l’imposteur. Pourtant, c’est précisément ce qui rend son parcours si puissant et accessible : elle a expérimenté ces freins, et elle a développé des stratégies concrètes pour les dépasser. 

Sophie met le doigt sur ce paradoxe apparent : « On a l’impression qu’il n’y a rien qui te freine, mais est ce qu’il y a quelque chose qui t’a freiné ? ».

La peur : une étape, pas un arrêt

La première révélation d’Ophélie est un soulagement pour toutes celles qui se sentent paralysées : « Comme toutes les autres, j’ai cru que je manquais de confiance en moi. Alors, j’ai commencé doucement et un pas après l’autre à faire des choses. Et j’avais extrêmement peur. » Oui, elle ne nie pas la peur ; Elle l’admet comme une compagne de route inévitable. Mais la différence cruciale est dans l’action : elle a commencé « doucement et un pas après l’autre ». Car la peur n’est pas une invitation à l’inaction. Mais un signal pour avancer avec prudence, mais avancer quand même !

Son exemple de la première vidéo est frappant : « Alors là vous me voyez maintenant je suis conférencière et je m’exprime régulièrement, mais ma première vidéo, ça a été épreuve. J’ai été vomir à la fin de ma première vidéo… Mais j’ai fait ! Je l’ai posté et j’ai continué à avancer à m’améliorer de 1 % par jour. » Alors, ce n’est pas le manque de peur qui la caractérise, mais sa capacité à la traverser. Et l’amélioration de « 1 % par jour » est un principe fondamental de l’efficacité personnelle : ne pas viser la perfection immédiate, mais la progression constante !

Elle insiste sur ses origines modestes, son statut de maman solo, des réalités qui auraient pu être des freins insurmontables pour d’autres. Pourtant, elle a transformé ces défis en leviers. « J’ai toujours eu peur dans ce que j’ai fait. J’ai démarré toute seule, sans soutien familial. En plus, je suis une maman solo. Mais, j’ai fait un tout petit pas chaque jour pour me rendre compte que la foudre ne traversait pas mon corps en le faisant. » 

Et ce « tout petit pas » est la clé. Il permet de dédramatiser, de tester, de réaliser que les scénarios catastrophes que notre mental invente sont rarement la réalité.

Accepter de redémarrer à zéro : le secret de la maîtrise

Une autre force d’Ophélie est son humilité face à l’apprentissage. « J’accepte de toujours redémarrer à zéro. » Dans une société obsédée par la performance et l’expertise immédiate, cette capacité à accepter d’être débutante est révolutionnaire. Elle se confronte chaque année à de nouvelles disciplines où elle est « très mauvaise au démarrage ». Mais sa persévérance et son « 1% d’amélioration » finissent par payer. C’est ainsi qu’elle gagne en confiance, en se prouvant qu’elle peut maîtriser de nouveaux domaines, repoussant sans cesse les limites de ce qu’elle croyait possible…

Le syndrome de l’imposteur : quand la légitimité est intériorisée

Le syndrome de l’imposteur est un sentiment d’illégitimité malgré les preuves de succès. Et Ophélie l’a ressenti, surtout à ses débuts : « Je l’ai beaucoup senti au démarrage. Je ne me sentais pas légitime de proposer des choses alors que la légitimité, ça faisait déjà des années que je l’avais. » Ce décalage entre la réalité de ses compétences (plus de 20 ans d’expérience !) et son ressenti est typique de ce syndrome.

Elle pointe du doigt la représentation : « J’ai beaucoup souffert, dans ma carrière, comme j’étais une des rares femmes dans des milieux d’hommes. Donc j’avais un problème de représentation. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai créé fric au féminin pour que des femmes puissent se représenter dans des sujets qui étaient pour l’instant très, très masculins : l’argent, le business et l’investissement. »

En effet, comment se sentir légitime quand on ne voit personne qui nous ressemble dans un domaine ? Fric au Féminin est né de ce besoin criant de visibilité, de modèles féminins.

Au-delà de la représentation externe, le syndrome de l’imposteur est aussi lié à la « propre valeur » : « Et puis. Eh bien, c’était aussi des interrogations sur ma propre valeur. Ça fait très, très peur de proposer sa première offre de la tarifée au bon tarif. On se dit mon dieu, personne ne va payer ce prix là… Et moi même, je les ai traversés, donc je le comprends mieux que n’importe quel autre. » .

Le syndrome du « coquelicot rouge » et la peur de la visibilité

Enfin, Ophélie évoque un syndrome moins connu, mais tout aussi pertinent : le « syndrome du coquelicot rouge ». « Et puis moi, j’ai  aussi eu autre chose. On appelle ça le syndrome du coquelicot rouge. Car j’étais la seule. Donc je dépassais et on ne pouvait pas faire autrement que de me voir. Et parfois j’avais envie de me cacher pour être oubliée. Et ça a été thérapeutique pour moi de créer un média parce que je n’ai pas eu d’autre choix que de me montrer, de parler 

Car être le « coot rouge » – la seule femme, visionnaire, à détonner – peut être épuisant. On veut parfois se fondre dans la masse, ne pas être trop visible. Créer un média, se mettre en avant, est devenu pour elle un acte « thérapeutique ». Elle a été contrainte de « se montrer », de « parler de sa propre parole », de revendiquer sa valeur et de « récolter les fleurs » qu’elle avait semées. C’est un passage obligé pour toute femme qui veut s’affirmer et ne plus laisser d’autres capitaliser sur son travail.

Et lisez : Développer sa visibilité – Le guide

Les blocages des femmes face à l’argent : sociétaux et psychologiques

La mission principale de Fric au Féminin est de libérer les femmes de leur relation complexe à l’argent. Ophélie, en tant que « Fricologue », a une connaissance approfondie des mécanismes, tant sociétaux qu’individuels, qui entravent l’émancipation financière des femmes. Sophie aborde directement cette problématique : « C’est quoi les plus gros blocages? C’est plutôt les blocages d’individus ? Ou finalement, c’est plutôt des blocages de société. » La réponse d’Ophélie est sans appel : « C’est tout ! »

Le poids de la société : un carcan systémique et culturel

Ophélie explique que les blocages sont multifactoriels et profondément enracinés dans notre culture et nos structures sociales.

  1. Inégalités salariales et professionnelles : « on habite en France toutes les deux. Et c’est sociétal… Les femmes gagnent moins que les hommes dans le salariat. Quand elles montent des entreprises, elles gagnent peu. Et elles investissent moins et pas évaluer les risques dans l’investissement du coup ou une moindre rentabilité. Alors que quand elles le font, elles sont bien meilleures. »
    Malgré les avancées légales, la réalité économique des femmes reste inégale. Moins bien rémunérées, moins à l’aise pour négocier. Et souvent moins audacieuses dans l’investissement. Pourtant, Ophélie le souligne, quand elles osent, elles sont « bien meilleures ». Ce n’est donc pas une question de compétence, mais de permission et d’opportunité.
  2. Représentations stéréotypées et culpabilisation : « elles sont bloquées par la société qui renvoie cette image qu’on serait une femme matérialiste, un peu dépourvue de bons sentiments et un peu moins aimante. C’est ce qu’on voit dans les films. Tu sais, dans les films, la business woman, c’est la nana qui n’a pas d’enfants et qui écrase tout le monde »
    Et ce stéréotype est dévastateur. Il crée une dissonance cognitive chez les femmes : être une bonne mère ou une femme ambitieuse ? La société nous pousse à croire que ces deux rôles sont incompatibles, que l’une se fait au détriment de l’autre. La business woman est souvent dépeinte comme froide, solitaire, dénuée d’humanité. Ophélie déconstruit cette image en affirmant : « Et ce n’est pas du tout ce qu’on est. Car pour la plupart, notre motivation est de mieux respecter nos différents équilibres. Et c’est possible de le faire aujourd’hui dans l’entrepreneuriat. » L’entrepreneuriat, loin d’être un sacrifice, peut être un moyen d’atteindre un équilibre de vie plus juste et plus épanouissant.
  3. Héritage historique et familial : « C’est lié à nos familles. Car 1965, c’est le moment où les femmes ont pu disposer de leur argent. « 
    C’est un fait historique fondamental. La liberté financière des femmes est très récente. Nos mères et grand-mères n’ont pas eu l’opportunité d’apprendre à gérer, créer ou multiplier leur argent. Elles ont été cantonnées à la « gestion du quotidien », au « budget des courses ». Or, comme le dit Ophélie, « être gestionnaire, ce n’est pas ça qui fait devenir riche. Il faut aussi apprendre à créer et multiplier l’argent. » Et l’absence de transmission intergénérationnelle sur la richesse et l’investissement est un immense vide à combler.
  4. Culture de l’Investissement et de la projection : « Et puis l’investissement de tout temps dans la société française, c’étaient les papas qui discutaient de ça autour de la table et qui parlaient des projections de la famille. Et donc les femmes n’ont pas été associées à la projection. »
    Or, l’investissement est une question de projection, de vision à long terme. Si les femmes ont été historiquement exclues de ces discussions familiales, il est logique qu’elles se sentent moins à l’aise avec cette dimension. Être dans le guidon du quotidien est l’inverse de la projection. Or, entreprendre et investir, c’est justement se projeter dans l’avenir et croire en sa capacité à créer cet avenir.

Les blocages individuels : croyances et auto-limitations

Au-delà des facteurs sociétaux, Ophélie insiste sur les blocages internes, les croyances qui nous habitent.

  1. Notre programme mental sur l’argent : Les schémas de pensée, les émotions, les croyances que nous avons sur l’argent – qu’il est sale, qu’il ne faut pas en parler, qu’il n’est pas pour nous – sont des freins puissants.
  2. La peur de l’entrepreneuriat et la limitation du salariat : La sécurité perçue du CDI retient beaucoup de femmes. Alors que ce même CDI peut devenir un carcan, les étouffer, les limiter dans leur rémunération et leur évolution. Ophélie nous invite à ne pas craindre le changement d’employeur régulier, ce qui est aujourd’hui le meilleur levier pour faire évoluer sa carrière salariée.
  3. La difficulté à se projeter et à croire en soi : ne plus attendre que l’État, un employeur ou un homme assure notre sécurité financière. Mais prendre la pleine responsabilité de la créer soi-même. C’est l’essence même de l’autonomie.

L’urgence de l’apprentissage et de la réinvention

Ophélie conclut cette partie par un constat pragmatique sur l’évolution de notre monde. Car l’apprentissage continu, la culture du business et de l’investissement ne sont plus des options, mais des impératifs pour s’adapter à un monde en mutation. Nous ne pouvons plus nous reposer sur les modèles des « Trente Glorieuses » que nos parents ont connus. Et il est urgent d’acquérir de nouvelles compétences et de changer notre rapport à l’argent.

Sophie renchérit car le défi est de sortir de la « tête dans le guidon », de se donner du temps pour soi pour apprendre et grandir, même quand on est une maman dévouée.

En somme, les blocages sont à la fois profonds et variés. Et fric au Féminin propose une approche holistique pour les lever, en agissant sur les croyances et blocages individuels et en fournissant les outils pour naviguer et prospérer dans un environnement économique en constante évolution.

Dépasser ses biais cognitifs pour transformer sa vie : les clés d’ophélie

Les biais cognitifs sont ces raccourcis mentaux que notre cerveau utilise, souvent à notre insu, et qui peuvent nous enfermer dans des schémas limitants. Ophélie, par son parcours et son travail d’accompagnement, a développé une expertise unique pour identifier et surmonter ces pièges. Sophie, passionnée par le sujet, l’invite à explorer trois biais majeurs qui nous empêchent de nous transformer.

1. L’illusion de transparence : se libérer du regard des autres et de nos propres projections

Le biais d’illusion de transparence nous fait croire que nos pensées et nos émotions sont évidentes pour les autres. Et que notre vulnérabilité est visible aux yeux de tous. Cette perception erronée peut générer une anxiété sociale forte et nous empêcher d’oser.

Sophie l’illustre par son expérience personnelle : « J’ai ce souvenir personnellement où j’avais l’impression que quand je traversais le hall du lycée le matin, j’avais l’impression que l’intégralité du lycée me regardait traverser. Et un sentiment horrible d’être observée et jugée en permanence. » Et cette peur du jugement, de l’observation constante, est un frein puissant.

Ophélie, dans son parcours, a également ressenti ce décalage : « le sentiment qu’ils ne me comprenaient pas parce que leur confort primait sur le désir de liberté et d’épanouissement. » Car les autres, souvent ancrés dans leur propre zone de confort, ont du mal à comprendre une démarche de réinvention profonde. Et ce manque de compréhension peut renforcer le sentiment d’isolement.

Lâcher le contrôle : une étape essentielle pour la femme d’action

Le paradoxe dans le parcours d’Ophélie est d’autant plus frappant qu’elle vient d’un monde où la maîtrise est reine. Sophie le souligne : « ce qui est fou, c’est que finalement tu viens d’un monde où la maîtrise est très, très importante. Et tu as accepté de lâcher prise, de lâcher un peu le contrôle.  Qu’est ce qui finalement, a été le plus dur en acceptant de ne plus contrôler ? »

La réponse d’Ophélie est limpide : « C’était justement le regard des autres qui demandaient des justifications par rapport à tout ça … Car il faudrait avoir le résumé du livre avant de l’avoir vécu ou écrit. »

Car cette « culture de la fin avant l’expérience » est un carcan. Et elle nous pousse à anticiper tous les scénarios, à avoir toutes les réponses avant même de commencer. Elle nous prive ainsi du droit à l’expérimentation, à l’incertitude créatrice.

La culture du test et l’acceptation de l’imprévu : une stratégie entrepreneuriale

Ophélie, grâce à son expérience d’accompagnement d’entrepreneurs, a compris l’absurdité de cette approche. Car l’entrepreneuriat est un monde d’incertitude, et d’adaptation constante. Le « test » n’est pas un échec… Mais une précieuse source d’information. Alors, elle aide les femmes à voir leurs « angles morts », à pivoter, à trouver des solutions.

Et elle élargit cette vision à la vie en général. Car la capacité à se projeter, à anticiper les usages de demain, à investir sur ce qui fait sens, est fondamentale. Il faut « croire avant de voir ». « Et on a été nombreux à être élevés dans cette culture du je ne crois que ce que je vois. Oui, mais si tu ne crois que ce que tu vois, ça veut dire que tu fonctionnes en fonction uniquement du présent et tu vis tous les jours la même vie. »

Et c’est un appel à l’audace, à la foi en ses propres capacités créatrices. Car être une « balle rebondissante », capable de rire de ses échecs, de les transformer en enseignements, est la marque des femmes qui se réinventent.

2. Le biais de statu quo : oser briser les cadres et le conformisme

Le biais de statu quo est notre tendance naturelle à préférer le maintien de la situation actuelle, même si elle n’est pas optimale, par peur du changement et de l’incertitude. Il nous pousse au conformisme, à reproduire les schémas qui nous entourent.

Ophélie le décrit comme l’un des plus grands obstacles à une vie sur mesure. Car nous construisons nos désirs en fonction de références externes. Et non de notre propre « noyau intérieur ».

Se couper des interactions toxiques : le prix de l’authenticité

Pour sortir de ce conformisme, Ophélie propose une stratégie radicale. Car ce n’est pas facile de rompre avec son environnement habituel. Les proches peuvent ne pas comprendre, voire juger.  » Ton premier cercle, ta famille va te regarder avec des yeux ronds en disant mais pourquoi tu ne fais pas comme nous, et tu ne reproduis pas ce qu’on t’a transmis. Tes amis vont te regarder bizarrement et te dire mais mon dieu, tu as changé… Et pourquoi ça se passe bien pour toi alors que pour les autres, c’est compliqué. » Et ces réactions sont inévitables, mais elles ne doivent pas te freiner. Car oser « briser ses propres chaînes », « tomber les murs de sa cage », c’est le chemin vers la liberté.

Cultiver une vision d’avenir et ignorer le bruit ambiant

En tant que visionnaire, Ophélie est naturellement à l’opposé du biais de statu quo. « mon premier trait de caractère, c’est d’être visionnaire. Naturellement, je suis déjà branché sur ce qui va se passer demain et après-demain”.

Elle te conseille d’observer les tendances sans te laisser emporter par le fait divers et le flux d’informations négatives. Son conseil radical : « n’écoute plus la télévision. Car écouter les informations, c’est comme mettre du poison dans son verre tous les jours. »

C’est un acte de protection essentiel. Car se couper de ce qui t’empoisonne mentalement est la première étape pour cultiver une vision positive et procréative. « Il y a des gens qui développent des choses absolument géniales. Et même dans les périodes de crise, il y a des opportunités d’investissement et de business qui sont absolument dingues. C’est d’ailleurs dans ces périodes là qu’il y en a le plus. » Et c’est en te concentrant sur ces initiatives positives que tu pourras briser le conformisme et créer ton propre chemin.

3. Le biais de négativité : la puissance d’un environnement positif et d’un dialogue intérieur constructif

Notre cerveau a une tendance naturelle à accorder plus d’importance aux informations négatives, un mécanisme hérité de notre besoin de survie. Et ce biais de négativité peut nous plonger dans le pessimisme et l’inaction. Ophélie, qui a dû se battre pour ses résultats, connaît bien ce mécanisme et a développé des stratégies pour le contrer.

S’entourer d’une « garde rapprochée » positive

La première clé est l’environnement. « s’entourer de gens positifs qui croient en vous, vraiment, c’est dire qu’ils ne veulent pas juste que vous soyez comme eux et que vous ne bougiez pas. Ils veulent vraiment le meilleur pour vous. »

Cela implique un tri impitoyable dans tes relations. Les personnes « sympathiques » mais qui te tirent vers le bas, les jaloux, les juges, les auto-limités, doivent être éloignés. Ophélie parle d’une « garde rapprochée » de trois à cinq personnes, lumineuses, qui agissent et rebondissent. « Moi même dans ma vie, ça a été difficile parce qu’à un moment, ça a aussi induit une phase de vide. Pour autant la richesse des relations, c’est un effet propulseur. » Alors, le vide initial est une étape nécessaire pour laisser la place à des relations réellement constructives.

Maîtriser son dialogue intérieur et ses sources d’information

En plus de l’environnement externe, le travail sur soi est essentiel. Coupe radicalement les sources d’information toxiques, comme elle l’a déjà conseillé. Et concentre-toi sur ce sur quoi tu as une prise, sur ce que tu peux changer. C’est le principe de la proactivité.

Elle travaille aussi sur son « dialogue intérieur », ses pensées, ses croyances, pour détecter ce qui la limite et ce qui la soutient.

Cultiver la dopamine et la sérotonine : l’ancrage du bien-être

Enfin, Ophélie met l’accent sur l’importance du bien-être physique et mental pour contrer la négativité. Et ces pratiques régulières sont des ancrages positifs. Car le sport et la nature sont des antidépresseurs naturels, des boosters d’énergie et de bien-être. Et ignorer cette dimension, c’est se priver d’outils puissants pour maintenir un état d’esprit positif. 

En conclusion de cette partie sur les biais, Ophélie nous offre un plan d’action clair : purifier notre environnement (relations et informations), maîtriser notre monde intérieur (pensées et croyances) et ancrer notre bien-être (corps et esprit). C’est une stratégie holistique pour devenir une femme plus forte, plus résiliente et plus positive.

Des routines pour sortir de sa zone de confort : l’art du « petit pas drôle » et la neuroplasticité

Le confort, loin d’être un allié, peut devenir une prison dorée qui nous empêche de nous épanouir pleinement. Alors, Ophélie est la première à s’imposer des routines pour régulièrement sortir de sa zone de confort. Sophie, toujours pertinente, l’interroge sur ces pratiques qui la maintiennent en mouvement.

Le confort : le plus grand piège de la transformation

Ophélie débute par un avertissement puissant : « Le plus grand piège, c’est le confort car notre mental nous protège du changement. “ Notre cerveau est programmé pour la sécurité, ce qui nous pousse à résister au changement, même lorsque ce dernier est bénéfique.

Les « nouvelles choses » : petites actions, grands effets sur la neuroplasticité

Pour contrer cette tendance naturelle, Ophélie développe des routines qui injectent de la nouveauté et du défi dans sa vie. Et ces actions, même mineures, ont un impact profond sur notre cerveau et notre capacité d’adaptation.

  1. L’aventure et l’adaptabilité : « c’est voyager avec son sac sur le dos en n’ayant pas tout programmé à l’avance dans un pays étranger, en sachant pas trop comment s’en sortir. Si possible le faire toute seule parce que ça nous oblige aussi à l’adaptabilité, la flexibilité, qui est une de nos plus belles qualités. »
    En effet, voyager léger, sans plan précis, c’est se forcer à s’adapter, à improviser, à faire confiance à ses propres ressources. Et le faire seule décuple cet effet, renforçant l’autonomie et la confiance en sa capacité à gérer l’imprévu. Car l’adaptabilité et la flexibilité ne sont pas années, elles se cultivent par l’expérience.
  2. Redémarrer à zéro : le plaisir de la nouveauté et le gain mental : “chaque année, j’attaque des nouveaux trucs… Et ça, souvent, on ne s’autorise pas à redémarrer à zéro. Mais on devient un bonne à partir du moment où l’on persévère pendant trois, six mois. »
    Et ce n’est pas le résultat qui compte au début, mais le processus. Car se lancer dans une nouvelle activité où l’on est débutante est un puissant antidote à la peur de l’échec et à l’orgueil. Cela force à l’humilité, à la patience et à la persévérance. Et au-delà de l’acquisition d’une nouvelle compétence, c’est la « flexibilité mentale » qui en bénéficie… Et notre capacité à s’adapter à une multitude de situations.
  3. Varier son quotidien pour stimuler le cerveau : même les plus petites modifications dans nos routines ont un impact. Changer de chemin pour aller au travail, utiliser sa main non dominante pour se brosser les dents, essayer une nouvelle recette… Ces micro-changements stimulent la neuroplasticité du cerveau, c’est-à-dire sa capacité à créer de nouvelles connexions neuronales. Et c’est en déroutant le cerveau de ses schémas habituels qu’on ouvre la porte à de nouvelles perspectives, de nouvelles solutions. « si vous voulez avoir des résultats différents, ce n’est pas en appliquant les vieilles formules que vous appliquez que vous allez les avoir. »

L’audace du « ridicule » : les concours de cris d’animaux et l’enfant intérieur

La partie la plus drôle et la plus révélatrice des routines d’Ophélie concerne sa préparation à la prise de parole en public et à la vidéo. Pour surmonter cette peur, elle a opté pour des méthodes inattendues et décalées : « j’ai commencé par aller faire du beat box, des percus corporelles, des concours de cris d’animaux… Donc je n’ai pas hésité à être ridicule en public et à laisser parler mon enfant intérieur. Ainsi, tu apprends à rire de toi, à tomber la veste du regard des autres. »

Cette anecdote illustre parfaitement le principe de l’exposition graduelle et de la dédramatisation par l’absurde. Car en s’autorisant à être « ridicule en public », elle a brisé les chaînes du jugement des autres et de son propre perfectionnisme. Cela lui a permis de « tomber la veste » de l’image de la professionnelle sérieuse et de se connecter à son « enfant intérieur », à sa part la plus spontanée et décomplexée.

Elle étend ce conseil aux mères : S’autoriser à faire des choses « de drôles » avec ses enfants – se déguiser, jouer, crier – est un moyen puissant de se libérer du « plaire » et d’oser « déplaire ». « Depuis des générations, les femmes sont là pour être sages et belles. Or quand tu deviens entrepreneure, il faut réussir à transgresser un petit peu tout ça. »

En conclusion, les routines d’Ophélie pour sortir de sa zone de confort sont un mélange d’exploration, d’apprentissage continu et d’audace joyeuse. Car la transformation ne passe pas nécessairement par des épreuves douloureuses. Mais peut aussi être un chemin ludique et profondément libérateur, stimulant à la fois ton cerveau et ton âme.

Le message d’Ophélie Jouvenon : tu es capable de bien plus que ce que tu ne crois ! Ose te réinventer et célébrer tes apprentissages !

La confiance en soi : une capacité insoupçonnée révélée par l’action

Ophélie commence par un rappel puissant de ton potentiel : « vous êtes capable de beaucoup plus que ce que vous ne croyez. » 

Alors, c’est une affirmation directe, sans détour…  Car souvent, notre propre vision de nous-mêmes est la plus restrictive. Nous nous sous-estimons et nous nous mettons des limites invisibles. 

Mais Ophélie, qui a vu des milliers de femmes se transformer, sait que ce plafond de verre est souvent auto-imposé.

La clé pour briser ce plafond ? 

L’action progressive : le secret n’est pas de faire un saut de géant d’emblée, mais d’initier un mouvement, même petit. Chaque « petit pas » est une preuve tangible de ta capacité, un renforcement de ta confiance. Et c’est une spirale vertueuse : l’action nourrit la confiance, qui elle-même permet des actions plus audacieuses.

Elle le constate chez les femmes qu’elle accompagne : « Je le vois chez les personnes que j’accompagne. Car quand elles m’appellent, c’est pour atteindre un objectif… Et on le dépasse toujours ! Et quand elles y sont, elles se disent qu’elles peuvent aller beaucoup plus loin.

En effet, cet effet boule de neige est la meilleure preuve que la capacité est là, latente… Et qu’elle ne demande qu’à être activée ! Car un objectif atteint ouvre la porte à des objectifs encore plus ambitieux, repoussant les frontières de ton « cercle de possibles ».

L’amusement comme carburant : oser le « ridicule » pour se libérer

Et le chemin vers la liberté et l’accomplissement ne doit pas être un fardeau… Ophélie insiste sur une dimension cruciale : l’amusement. Et les « exemples ridicules » qu’elle partage (les cris d’animaux, le beatbox) ne sont pas anecdotiques. Ils sont la preuve qu’on peut se libérer des peurs et des jugements en s’amusant, en acceptant de ne pas être parfaite, et en laissant parler son « enfant intérieur ». Car quand tu ris de toi-même, le regard des autres perd tout son pouvoir… L’amusement décomplexe, dédramatise, et injecte une énergie joyeuse dans ta démarche de transformation.

Transmettre un nouveau domaine des possibles à la génération future

Le bénéfice de cette démarche va au-delà de ta propre personne… En effet, il a un impact direct sur les enfants. « Et c’est aussi comme ça qu’on va transmettre à la génération suivante un domaine des possibles différent. » 

Car en te montrant audacieuse, libre, capable de te réinventer et de t’amuser dans l’action, tu ouvres un monde de possibilités à la prochaine génération. 

Tu leur montres que l’échec n’est pas une fin, que le changement est une opportunité, et que la vie est une aventure à construire avec audace et joie.

Un dernier message fort : célébrer l’apprentissage, pas seulement la réussite

Ophélie réitère un principe fondamental de l’éducation et de l’auto-développement. Car en célébrant avant tout les échecs et non pas uniquement les réussites, nous changeons la perception de nos enfants face au processus d’apprentissage. 

En effet, si l’échec est perçu comme une donnée utile, un puissant enseignement, la peur de se lancer disparaît. Et nos enfants seront alors plus enclins à explorer, à expérimenter, à innover, sans la pression paralysante de la perfection. Ils deviendront des adultes résilients, capables de « s’en sortir bien dans la vie », précisément parce qu’ils n’auront plus peur de se « planter ».

Envie d’aller plus loin avec Fric au Féminin ? Libère ton potentiel et ta relation à l’argent !

Si l’énergie et la vision d’Ophélie Jouvenon t’ont interpellée, si tu ressens cette étincelle intérieure qui te dit « c’est possible pour moi aussi ! », alors il est temps de passer à l’action. 

Car Fric au Féminin n’est pas seulement un nom … C’est une invitation à te réapproprier ton pouvoir financier et professionnel, à construire la vie dont tu rêves.

Et voici le chemin :

  • Libérer ta relation à l’argent : Comprendre tes croyances limitantes, déconstruire les tabous et forger une relation saine et joyeuse avec l’argent.
  • Débloquer ton plein potentiel : Identifier tes talents, tes aspirations et les transformer en projets concrets.
  • Monter un business qui tourne, au service de ta vie : Apprendre à créer une entreprise qui non seulement génère des revenus, mais qui respecte ton équilibre personnel et tes valeurs profondes.
  • Développer une stratégie d’investissement pertinente : Oser investir, comprendre les mécanismes et faire travailler ton argent pour toi, pour ton avenir et ta liberté.

Un accompagnement personnalisé 100 % adapté

Malgré la richesse des ressources gratuites, Ophélie sait que le passage à l’action nécessite souvent un coup de pouce personnalisé. Car la confiance en soi se construit aussi dans la relation, dans le miroir bienveillant d’un guide. Et l’accompagnement individuel d’Ophélie t’offre un espace sûr pour :

  • Dépasser tes blocages spécifiques : Ceux que tu as identifiés en lisant cet article, et ceux que tu n’as même pas encore perçus.
  • Valider ta stratégie : Avoir un regard extérieur experte sur tes idées de business ou d’investissement.
  • Gagner en confiance  : Muscler cette capacité à te projeter, à oser, grâce à un soutien solide.
  • Poser les bonnes actions et franchir les étapes dans le bon ordre

Et pour échanger avec elle, il te suffit de la contacter ici. Pour les témoignages de celles qu’elle a accompagné, c’est ici