Éducation financière des femmes : pourquoi on nous a menti sur nos capacités (et comment reprendre le pouvoir)
Tu as déjà entendu une petite voix te souffler que tu n’étais « pas douée pour les chiffres » ? Que la Bourse, c’est un truc d’hommes ? Et que tu pourrais toujours t’en occuper plus tard, quand tu auras le temps, quand tu auras plus d’argent, quand tu te sentiras prête ?
Mais cette petite voix, elle ne vient pas de toi. Elle vient de décennies de conditionnement culturel… de l’éducation reçue, des messages publicitaires, des regards condescendants dans les agences bancaires, et de l’absence criante de modèles féminins dans le monde de l’investissement.
Résultat : des millions de femmes en France savent épargner, mais n’investissent pas. Économisent, mais ne font pas fructifier. Survivent financièrement, sans jamais construire vraiment leur liberté.
Et cette différence-là, entre survivre et construire, se chiffre en dizaines, parfois en centaines de milliers d’euros à la retraite.
Aujourd’hui, on remet les pendules à l’heure. On parle d’éducation financière au féminin : ce que c’est vraiment, pourquoi on en a cruellement besoin. Et surtout comment commencer dès maintenant, peu importe d’où on part.
Ce que les chiffres révèlent sur les femmes et l’argent en France
Avant d’aller plus loin, posons les bases. Parce que oui, il y a un problème réel, documenté, mesurable. Et il est temps d’en parler avec clarté plutôt que de l’enrober de douceur.
Un fossé d’investissement qui ne se comble pas
En mai 2026, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié une édition spéciale de son Baromètre de l’épargne et de l’investissement consacrée aux femmes. Les conclusions sont sans appel.
En 2025, seulement 24 % des femmes déclaraient investir en Bourse depuis un compte-titres, un PEA, en crypto-actifs ou dans le cadre du financement participatif, contre 45 % des hommes. Un écart qui stagne depuis des années : il était de 21 % contre 42 % en 2023.
En 2025, les femmes représentaient seulement 38 % des investisseurs en bourse, 36 % des investisseurs en financement participatif et 26 % des investisseurs en crypto-actifs.
Plus révélateur encore : parmi les investisseurs actifs, c’est-à-dire ceux ayant réalisé au moins une opération à l’achat ou à la vente, la part des femmes a même reculé, passant de 30 % en 2022 à 25 % en 2024.
Et ce n’est pas une question de compétences. Car seules 28 % des femmes estiment s’y connaître en matière d’épargne et de placements, contre 51 % des hommes, alors même que leurs niveaux réels de compétences financières ne sont pas si différents. Ce n’est donc pas le savoir qui manque. C’est la confiance.
Un écart salarial qui alimente tout le reste
L’éducation financière ne se construit pas dans le vide. Elle se heurte d’abord à une réalité structurelle : en 2024, les femmes salariées du secteur privé gagnent en moyenne 13,0 % de moins que les hommes en équivalent temps plein. En intégrant le temps partiel, l’écart global du revenu salarial atteint 21,8 % dans le secteur privé.
Ces inégalités se répercutent mécaniquement à la retraite, qui est l’angle mort absolu. Les femmes retraitées perçoivent 1 306 € brut mensuel en 2023, contre 2 089 € pour les hommes (DREES, édition 2025). L’écart mensuel est de 783 €. Sur une année, cela représente près de 9 400 € de pension en moins.
L’écart du montant entre les pensions des femmes et des hommes reste de 25 à 38 % en moyenne en France. Et selon les projections du COR, ces écarts ne devraient pas être résorbés d’ici 2070.
Ces chiffres ne sont pas là pour décourager. Ils sont là pour montrer l’urgence d’agir. Et pour rappeler que l’éducation financière des femmes n’est pas un luxe. C’est une nécessité dont dépend votre sécurité à long terme…
Pourquoi les femmes n’investissent pas : les vraies raisons (au-delà des clichés)
Il serait trop facile de dire que les femmes n’investissent pas parce qu’elles « n’aiment pas ça » ou qu’elles « préfèrent la sécurité ». La réalité est bien plus complexe… Mais aussi bien plus intéressante.
La confiance, pas la compétence
C’est peut-être le constat le plus important de toute la recherche sur ce sujet : près de 73 % des femmes estiment ne pas avoir les compétences pour investir, presque deux fois plus que les hommes. Pourtant, quand on les teste objectivement, l’écart de connaissances est minime.
Autrement dit : les femmes savent. Elles ne se croient pas capables. Ce n’est pas du tout la même chose.
En 2025, 51 % des femmes interrogées refusaient toute prise de risque en matière d’investissement, contre 31 % pour les hommes. Cette aversion au risque, souvent présentée comme innée, est en réalité le fruit d’une éducation genrée. Dès l’adolescence, les filles reçoivent souvent moins d’argent de poche que les garçons, ce qui limite leur familiarité avec la gestion de leur argent. On apprend à gérer ce qu’on a. Mais on n’apprend pas à faire fructifier… C’est ce qu’on appelle la théorie de pots de yaourts.
Le syndrome de l’imposteur financier
Tu connais le syndrome de l’imposteur dans ta vie professionnelle. Il existe aussi dans ta vie financière. Et il se traduit par la croyance que les femmes sont juste mauvaises avec de l’argent et qu’elles ne pourront jamais s’améliorer. Que leurs erreurs financières passées les définissent et font d’elles des personnes irresponsables.
Et ce syndrome n’est pas une tare personnelle. C’est la conséquence directe de systèmes éducatifs, familiaux et culturels qui ont longtemps tenu les femmes à l’écart des discussions sur l’argent, l’investissement, et la création de patrimoine.
Une éducation financière inégale dès l’enfance
Je me souviens très bien que dans ma famille, les discussions sur le patrimoine, les placements, les « investissements judicieux », c’était une conversation d’hommes. Les femmes géraient le budget du quotidien : les courses, les vêtements des enfants, les vacances. Mais les grandes décisions financières, le portefeuille d’actions, l’immobilier locatif ? Pas leur rayon.
Cette répartition invisible des rôles financiers dans les familles se retrouve à l’échelle de toute la société. Et elle a des conséquences concrètes, mesurables, sur les patrimoines construits (ou plutôt non construits) tout au long d’une vie.
Ce que l’éducation financière change vraiment pour une femme… et pour ses enfants !
On entend beaucoup parler d’éducation financière de façon abstraite. Concrètement, qu’est-ce que ça change ?
Ça change la retraite
Le premier impact est celui qui me touche le plus dans mes échanges avec les femmes que j’accompagne. Quand on comprend que chaque euro investi aujourd’hui travaille pour toi demain, on cesse de remettre à plus tard.
Prenons un exemple simple. Une femme de 40 ans qui place 200 € par mois dans un PEA investi en ETF (fonds indiciels), avec un rendement moyen historique de 7 % par an, aura accumulé environ 120 000 € à 65 ans. La même femme qui attend 50 ans pour commencer n’accumulera que 50 000 € dans les mêmes conditions. Vingt ans de procrastination financière coûtent 70 000 €.
C’est ça, l’éducation financière : comprendre les mécanismes pour que les chiffres parlent d’eux-mêmes. Et actent !
Ça change les relations
Une femme financièrement éduquée ne délègue pas aveuglément la gestion de ses finances à son conjoint. Elle co-décide. Elle sait ce qu’elle possède, ce qu’elle doit, et ce qu’elle investit. En cas de divorce, de veuvage ou de séparation, cette autonomie-là peut littéralement changer une vie.
L’éducation financière, c’est aussi une forme de protection affective. Quand tu connais ta situation réelle, tu n’es pas à la merci de personne.
Ça change l’entrepreneuriat
Pour combler l’écart et garantir une égalité économique durable, il est nécessaire de promouvoir une meilleure éducation financière des femmes et de créer des espaces où elles se sentent légitimes à investir. Cela vaut aussi pour l’entrepreneuriat féminin, où les femmes restent souvent sous-capitalisées. Non par manque d’ambition, mais par manque d’accès aux ressources et aux réseaux financiers.
Par où commencer : les 5 piliers de l’éducation financière des femmes
Voilà ce que j’aurais voulu qu’on m’enseigne bien plus tôt. Pas à l’école où l’éducation financière reste quasi-absente des programmes mais quelque part, par quelqu’un qui me ressemble.
Comprendre sa situation financière réelle
Avant d’investir, avant même d’épargner « intelligemment », il faut savoir exactement où on en est. Et cela implique de faire un bilan complet : revenus nets mensuels, charges fixes et variables, dettes éventuelles (crédit immobilier, à la consommation, découverts récurrents), épargne existante, et placements en cours.
Ça peut sembler basique, mais tu serais surprise de voir combien de femmes (intelligentes, compétentes, actives) n’ont pas une vision claire de leur patrimoine net à un instant T. La première étape de l’éducation financière, c’est la conscience. Pas le jugement, ni la honte : la conscience.
Apprendre le vocabulaire de base
L’argent a son propre langage, et ce langage a longtemps été réservé à ceux qui fréquentaient les salles de marché. Aujourd’hui, il est accessible à toutes, à condition de le chercher.
Quelques notions clés pour commencer :
L’intérêt composé : le principe selon lequel tes gains génèrent eux-mêmes des gains. Einstein (lui-même !) l’aurait qualifié de « huitième merveille du monde ». C’est le moteur de toute construction de patrimoine sur le long terme.
Le PEA (Plan d’Épargne en Actions) : une enveloppe fiscale avantageuse pour investir en actions européennes, avec une exonération d’impôt sur les plus-values après 5 ans de détention.
L’assurance-vie : contrairement à son nom, ce n’est pas une assurance en cas de décès. C’est une enveloppe d’épargne flexible, fiscalement avantageuse après 8 ans, qui peut accueillir des fonds en euros (sécurisés) et des unités de compte (investies en Bourse).
Les ETF (Exchange Traded Funds) : des fonds qui répliquent un indice boursier (comme le CAC 40 ou le S&P 500). Peu coûteux, diversifiés, accessibles. C’est le placement préféré de Warren Buffett pour les non-initiés.
Le PER (Plan d’Épargne Retraite) : un dispositif créé en 2019 qui permet d’épargner pour la retraite tout en déduisant ses versements de ses revenus imposables.
L’effet levier : c’est quand tu transforme ta capacité d’emprunt à la banque en quelque chose qui te rapporte plus que ce que ça a coûté.
Construire une épargne de précaution avant tout
Avant d’investir, il faut avoir un matelas. L’objectif minimal : 3 à 6 mois de dépenses courantes sur un compte épargne liquide (Livret A, LDDS). Voir plus si tu es entrepreneure et que tu vis seule. C’est ton filet de sécurité qui t’empêchera de devoir brader tes investissements en cas d’imprévu.
Cette étape est souvent négligée dans les discours sur l’investissement. Pourtant, investir sans épargne de précaution, c’est comme construire une maison sans fondations.
Commencer à investir, même petit
Le plus grand frein à l’investissement féminin, c’est l’idée qu’il faut avoir « beaucoup d’argent » pour se lancer. C’est faux. Aujourd’hui, on peut ouvrir un PEA ou une assurance-vie avec quelques dizaines d’euros et mettre en place des versements programmés automatiques dès 30 € par mois.
L’essentiel, c’est de commencer. Pas d’optimiser d’emblée, ni de tout comprendre avant de faire le premier pas… Mais commencer. La confiance vient de l’action, pas l’inverse.
Te former en continu (et en choisissant tes sources)
L’éducation financière n’est pas un événement ponctuel. C’est une habitude. Dans notre monde, l’information financière est partout mais sa qualité est très inégale. Entre les influenceurs crypto sur TikTok et les experts en gestion de patrimoine qui publient des contenus, le filtre est essentiel. Et Fric au Féminin a été créé pour ça. Ce sont des femmes « ordinaires » qui t’expliquent comment elles ont démarré simplement et ont aujourd’hui de beaux résultats.
L’éducation financière des femmes : un enjeu qui monte jusqu’à Francfort
Ce n’est plus seulement une préoccupation individuelle. En mars 2025, la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde a accueilli une conférence dédiée à l’éducation financière des femmes à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Un nouveau réseau pour l’éducation financière réunissant les banques centrales et les autorités nationales compétentes mettra l’accent sur les actions en faveur des femmes.
Selon l’Eurobaromètre 2023, le pourcentage de femmes susceptibles de comprendre le concept d’inflation est inférieur de 12 points à celui des hommes. L’enquête de la BCE sur les anticipations des consommateurs a montré que 52 % des Européens ne possèdent pas les connaissances financières élémentaires, et que 60 % de ce groupe sont des femmes.
En France, l’AMF vient de franchir un cap important. L’AMF va déployer un plan d’action spécifique « femmes et investissement ». Elle lancera en septembre 2026 une nouvelle étude qualitative pour identifier plus finement les freins à l’investissement des femmes et les leviers éventuels. Les résultats de cette étude permettront de définir une stratégie d’éducation financière dédiée qui sera mise en œuvre en 2027.
C’est un signal fort. Mais n’attends pas 2027 pour agir.
Les croyances limitantes des femmes sur l’éducation financière : il est temps de les démanteler
Je veux m’arrêter une minute sur quelque chose qu’on n’aborde pas assez dans les articles « classiques » sur l’éducation financière : la dimension psychologique et émotionnelle de notre rapport à l’argent.
Parce que même quand on sait quoi faire, on ne le fait pas toujours. Et la raison, bien souvent, ce sont des croyances héritées qu’on n’a jamais questionnées. C’est la base !
« L’argent, c’est sale » → croyance souvent transmise dans les familles où l’argent était un sujet honteux ou tabou.
« Je ne mérite pas d’être riche » → variante féminine du syndrome de l’imposteur, amplifiée par une culture qui valorise la modestie chez les femmes.
« Investir, c’est jouer au casino » → confusion entre spéculation à court terme et investissement à long terme discipliné.
« Je m’en occuperai quand j’aurai plus d’argent » → le piège classique. On ne s’enrichit pas pour investir ; on investit pour s’enrichir. L’ordre a son importance.
« Mon conjoint s’en occupe » → délégation qui peut sembler confortable, mais qui crée une dépendance financière réelle et mesurable. Comme le montrent toutes les études sur l’impact du divorce ou du veuvage sur les femmes.
Identifier ces croyances est la première étape pour les dépasser. Ça prend du temps. Mais c’est un travail qui se fait en parallèle de l’apprentissage technique… Pas l’un avant l’autre.

Un mot sur ce que « l’éducation financière des femmes » n’est pas…
Alors, on va se dire les choses franchement….L’éducation financière des femmes, ce n’est pas :
Apprendre à faire des économies sur les courses. Ça, les femmes savent déjà très bien le faire, parfois trop bien, au détriment de leur propre confort.
Suivre des « hacks » pour dépenser moins. La frugalité seule ne construit pas la liberté financière. Gagner plus, investir mieux… Voilà les leviers qui changent vraiment la donne !
Imiter les stratégies masculines d’investissement. Des études montrent d’ailleurs que quand les femmes investissent, elles obtiennent en moyenne de meilleurs rendements que les hommes. Et c’est précisément parce qu’elles tradent moins, s’emballent moins, et gardent leur portefeuille avec plus de discipline à long terme.
L’éducation financière au féminin, c’est comprendre les règles d’un jeu qui a longtemps été joué sans toi, pour enfin y prendre la place qui te revient.

Comment intégrer l’éducation financière dans ta vie concrètement ?
Ici, pas de programme en 30 jours, pas de liste de 47 étapes. Juste ce qui fonctionne vraiment.
Consacre 30 minutes par semaine à ta formation financière. Un podcast pendant une balade, un article de fond le dimanche matin, une vidéo YouTube d’un expert crédible. Car la régularité et les petits pas battent l’intensité.
Parle d’argent avec d’autres femmes…. C’est le principe de Fric au Féminin. Et ça peut être inconfortable au début. Mais les études le confirment : les femmes apprennent mieux en communauté, dans des espaces où elles ne se sentent pas jugées. C’est précisément pour ça que ce blog existe.
Prends une décision financière par mois. Ouvrir un livret, ajuster tes versements sur ton assurance-vie, choisir un ETF, comparer des tarifs bancaires. Une action concrète par mois, c’est douze actions par an… Et en deux ou trois ans, ta situation sera méconnaissable.
Consulte une professionnelle et fais toi accompagner pour démarrer. Ce sujet n’est pas inné. Et élaborer une stratégie adaptée à ta situation, ton âge, tes objectifs, ta personnalité, ta culture du sujet se fait simplement si tu te fais accompagner par la bonne personne. C’est le principe de Fric au Féminin

FAQ sur l’éducation financière des femme : toutes vos questions.. Et toutes mes réponses
À quel âge est-il trop tard pour commencer à s’éduquer financièrement ?
Jamais. Vraiment. Une femme de 55 ans qui commence à investir aujourd’hui peut encore construire un complément de retraite significatif sur 10 à 15 ans. Evidemment, plus tôt on commence, mieux c’est. Et l’intérêt composé récompense la durée. Mais même à 50, 55 ou 60 ans, une assurance-vie bien gérée ou un PER peuvent faire une différence réelle à la retraite.
Avec quel montant peut-on commencer à investir ?
Aujourd’hui, on peut ouvrir une assurance-vie ou un PEA avec 50 à 100 €, et certaines plateformes en ligne acceptent des versements programmés dès 25 ou 30 € par mois. L’essentiel n’est pas le montant de départ c’est la régularité. Un virement automatique de 100 € par mois dès le jour de la paie, investi pendant 20 ans avec un rendement de 5 % annuel, représente plus de 40 000 € à terme.
Quelle est la différence entre épargner et investir ?
Épargner, c’est mettre de l’argent de côté à l’abri (Livret A, compte épargne), avec un rendement faible mais sans risque de perte. Investir, c’est placer son argent dans des actifs (actions, immobilier, obligations) avec un potentiel de rendement supérieur, mais en acceptant une part de risque. L’un sans l’autre est insuffisant : l’épargne protège, l’investissement construit.
Dois-je parler d’argent à mes enfants, et comment ?
Oui, absolument. Et dès le plus jeune âge. L’argent de poche, le budget, la notion d’intérêt composé expliquée simplement à travers un jeu, l’idée d’investir une partie de ses économies… Ces conversations familières normalisent la relation à l’argent et donnent aux enfants les bases dont ils auront besoin toute leur vie. ET c’est le plus beau des héritages !
Les femmes ont-elles vraiment de moins bons résultats en investissement que les hommes ?
Non !C’est l’inverse. Plusieurs études, dont une analyse de Fidelity portant sur 8 millions de comptes, montrent que les femmes obtiennent en moyenne des rendements légèrement supérieurs à ceux des hommes sur le long terme. La raison ? Elles tradent moins fréquemment, cèdent moins aux émotions de marché, et restent plus fidèles à leur stratégie initiale. Le problème n’est donc pas la performance. C’est l’accès et la confiance.
Comment distinguer un bon conseil financier d’un mauvais ?
Quelques signaux d’alerte : un conseiller qui te promet des rendements « garantis » élevés, qui se précipite pour que tu signes, ou qui ne prend pas le temps de comprendre ta situation avant de te proposer un produit. Un bon conseiller te pose des questions sur ta situation personnelle, ton horizon d’investissement, ta tolérance au risque, et t’explique clairement les frais de chaque produit proposé. Si les frais ne sont pas mentionnés spontanément, demande.
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est-il intéressant pour une femme ?
Oui, en particulier si tu es imposable. Les versements sur un PER sont déductibles de ton revenu imposable dans l’année concrètement, l’État te rembourse une partie de ton effort d’épargne via la réduction d’impôt. En revanche, l’argent est bloqué jusqu’à la retraite (sauf accidents de la vie). C’est un outil puissant de rattrapage pour les femmes qui ont des carrières hachées et des retraites faibles.

Ce que j’ai envie de te dire en conclusion…
L’éducation financière des femmes, c’est un sujet que je prends à cœur… Et pas parce que c’est « à la mode » en ce moment (même si les institutions comme l’AMF et la BCE s’y mettent enfin), mais parce que j’ai vu de mes propres yeux ce que l’ignorance financière coûte.
Elle coûte des années de dépendance.Mais également le fait de ne pas savoir dire non à un emploi toxique parce qu’on ne peut pas se le permettre. Et elle également coûte de traverser un divorce, un veuvage, une crise, sans filet. Et elle coûte, à la retraite, de compter chaque euro alors qu’on aurait pu, quelques décennies plus tôt, poser les jalons d’une tout autre vie.
Tu n’as pas à tout savoir pour commencer… Tu as juste à commencer !
Et si tu ne sais pas par où prendre, commence par là : lis, échange, questionne. L’éducation financière, c’est d’abord une conversation Et elle peut commencer ici.
💬 Et toi ? Quel est ton plus grand blocage par rapport à l’argent et à l’investissement ? La peur de perdre ? Le manque de temps ? La conviction que « c’est pas pour toi » ? Dis-le-moi en commentaire sans jugement, promis.
🎯 Tu veux aller plus loin ? Et construire ta nouvelle vie de femme libre ? Commençons par une conversation !
J’ouvre chaque mois quelques créneaux pour un entretien offert de 30 minutes — « Cap sur ta vie libre ».
Ce n’est pas un appel de vente. C’est la conversation qui te donne de la clarté, dissipe le brouillard et te permet d’avancer.
Et cet entretien est fait pour toi si tu as déjà essayé de changer ton rapport à l’argent seule. Et si tu sais que ça ne suffit plus.
Je lis chaque candidature et vous réponds moi-même. Les places sont limitées.
Ton rapport à l’argent n’est pas une fatalité. C’est une histoire. Et toutes les histoires peuvent être réécrites.
Ophélie Jouvenon
Et lis en complément : les avis et témoignage de celles qui l’ont vécu

