Tu viens de prendre ta retraite ? ou tu y penses sérieusement… Et tu regardes le montant de ta future pension avec un mélange d’inquiétude et de colère sourde. Normal ! Comme, je te comprends. Et non, tu n’es pas seule.
Car la réalité, elle est là, en noir et blanc dans les statistiques officielles : en France, les femmes retraitées touchent en moyenne une pension de droit direct inférieure de 38 % à celle des hommes (source : DREES, Panorama Les retraités et les retraites, édition 2025). Trente-huit pour cent. C’est presque un tiers de pension en moins. Alors quand on te dit de « vivre de ta retraite », tu peux légitimement te demander comment…
Mais voilà ce que personne ne te dit assez fort : il existe des revenus complémentaires pour retraités parfaitement légaux, adaptés à ton rythme de vie, et accessibles sans diplôme supplémentaire ni capital de départ. Certains se lancent dès le premier mois après leur départ. D’autres construisent, tranquillement, un flux de revenus qui change vraiment leur quotidien.
Dans cet article, je t’explique tout : les options concrètes, les règles à connaître (notamment le cumul emploi-retraite, profondément réformé en 2025), les pièges à éviter, et les clés pour choisir ce qui correspond vraiment à ta situation. Cash et sans bullshit, comme toujours sur Fric au Féminin.
⚠️ Avertissement légal : Cet article est fourni à titre informatif uniquement. Il ne constitue pas un conseil fiscal, juridique ou financier personnalisé !
La réalité des pensions de retraite des femmes en France : les chiffres qui font mal …
Avant d’aller voir les solutions, il faut regarder le problème en face. Pas pour se lamenter, mais pour comprendre pourquoi construire des revenus complémentaires n’est pas un luxe… Mais une nécessité stratégique.
- 17,2 millions de retraités de droit direct en France fin 2023 (DREES, édition 2025). Les femmes représentent 53 % de ce total.
- 1 541 € de pension moyenne nette mensuelle pour l’ensemble des retraités (DREES 2025). Mais la réalité est très inégale.
- 1 306 € de pension moyenne brute mensuelle pour les femmes en 2023, contre 2 089 € pour les hommes — soit 38 % d’écart (DREES, édition 2025).
- 711 € de pension moyenne du régime général pour les femmes au 31 décembre 2025 (Assurance retraite). Oui, tu as bien lu.
- 16 % des retraités vivent avec moins de 1 360 € par mois (DREES 2025). Une proportion qui concerne surtout des femmes.
Mais ces chiffres ne sont pas là pour te décourager. Au contraire, ils sont là pour valider ce que tu ressens. Car ta situation n’est pas le fruit de tes mauvais choix, c’est le résultat de décennies d’inégalités structurelles : carrières hachées pour les enfants, temps partiels subis, écarts de salaire tout au long de la vie active. Et depuis le rapport de la DREES de 2025, on sait aussi que le niveau de vie médian des retraités est revenu à l’équivalent de celui de l’ensemble de la population… Ce qui était autrefois un avantage comparatif. Car la marge de confort s’est réduite.
Autrement dit, attendre passivement n’est pas une option. Et construire des revenus complémentaires pour retraités, c’est reprendre la main sur ta liberté financière.
Le cumul emploi-retraite : reprendre une activité tout en touchant sa pension
C’est l’une des premières questions que se posent les retraitées qui veulent générer un complément de revenus : est-ce que je peux travailler tout en touchant ma pension ? Et la réponse est oui. Mais le dispositif a été profondément modifié, et il y a des règles à connaître absolument avant de te lancer.
Deux régimes, deux logiques
Le cumul emploi-retraite intégral (le plus avantageux) te permet de cumuler l’intégralité de ta pension et de tes revenus d’activité, sans aucun plafond. Pour y avoir droit, tu dois avoir liquidé toutes tes pensions (base et complémentaires, françaises et étrangères), avoir atteint l’âge légal de départ et bénéficier d’une pension à taux plein.
Le cumul emploi-retraite plafonné est accessible si tu ne remplis pas toutes les conditions du cumul intégral. Le total de ta pension + tes revenus d’activité ne peut pas dépasser 160 % du SMIC brut, soit 2 916,85 € par mois depuis le 1er janvier 2026, ou la moyenne de tes 3 derniers mois de salaire avant la retraite si ce montant est plus favorable.
La nouveauté 2024-2025 : des revenus complémentaires possibles pour les retraités
C’est du nouveau, et c’est important. Depuis le 1er janvier 2024 pour les salariés du privé (et 2025 pour certains indépendants), si tu es en cumul emploi-retraite intégral, tu peux acquérir de nouveaux droits à la retraite complémentaire Agirc-Arrco. Ces droits ouvrent droit à une seconde pension, versée quand tu arrêtes ton activité.
Attention toutefois : un délai de carence de 6 mois s’applique si tu reprends chez ton dernier employeur. Et en cumul plafonné, aucun nouveau droit n’est généré.
📌 Changement à venir en 2027 : La loi n°2025-1403 du 30 décembre 2025 réforme le cumul emploi-retraite à compter du 1er janvier 2027. Désormais, c’est l’âge (et non plus le seul taux plein) qui déterminera tes droits. Entre l’âge légal et 67 ans, la pension sera réduite à hauteur de 50 % des revenus dépassant environ 7 000 € par an. Cette page sera mise à jour dès que le décret précisera tous les détails. Alors, renseigne-toi auprès de ta Carsat.
Les démarches à effectuer pour déclarer tes revenus complémentaires à ta retraite
- Informer ta dernière caisse de retraite de base (Carsat, MSA, etc.) de la reprise d’activité dans le mois qui suit
- Fournir une attestation sur l’honneur indiquant que tu as liquidé toutes tes pensions (cumul intégral)
- Fournir tes 3 derniers bulletins de salaire, le montant de tes pensions et le nom de tes caisses (cumul plafonné)
- Penser à déclarer tes revenus complémentaires dans ta déclaration d’impôts annuelle
7 idées de revenus complémentaires pour retraités (vraiment adaptées à votre vie)
Maintenant qu’on a posé le cadre juridique, parlons concret. Alors, quelles sont les activités les plus accessibles, les plus adaptées à un rythme de vie de retraitée ? Et les plus alignées avec ce que tu veux vivre pendant cette phase de ta vie ?
Je les ai classées par profil et par niveau d’engagement. À toi de trouver ce qui te ressemble.
1. Transmettre ton expertise : le consulting et le coaching
Tu as 35, 40, parfois 45 ans d’expérience professionnelle derrière toi. Ce savoir a une valeur immense — et de nombreuses entreprises, jeunes entrepreneurs ou particuliers seraient prêts à payer pour en bénéficier.
Le consulting (conseil ponctuel à des entreprises) et le coaching (accompagnement individuel) sont des activités que tu peux exercer à ton rythme, depuis chez toi ou en déplacement choisi. Elles ne nécessitent aucun investissement matériel, juste un positionnement clair et une manière de te faire connaître.
Profils concernés : ancienne cadre, RH, enseignante, comptable, juriste, ingénieure, commerciale, soignante, responsable administrative…
Revenus possibles : de 300 € à 1 500 € par mois selon le positionnement et le temps consacré. Certaines consultantes expérimentées facturent 500 à 800 € la journée d’intervention.
Statut recommandé : micro-entreprise (prestation de services).
2. Dispenser des formations et cours particuliers
Si tu aimais enseigner, former, expliquer — que ce soit dans ta vie professionnelle ou personnelle —, la formation est une évidence. Cours de langues, de musique, de cuisine, de jardinage, de bureautique, de comptabilité, de couture, d’histoire… les sujets sont infiniment variés.
Tu peux proposer tes cours à domicile (le tien ou celui des élèves), en ligne via visioconférence, ou en partenariat avec une association locale, une mairie ou un espace de co-working.
La tendance est claire : selon l’INSEE, les femmes représentent 51 % des indépendants dans le secteur éducation et formation. Et ce sont souvent des femmes expérimentées qui valorisent leurs compétences de cette façon.
Revenus possibles : 15 € à 60 € de l’heure selon la matière et le format. 3 à 5 heures par semaine suffisent pour générer 200 à 500 € par mois.
3. La location immobilière : transformer un bien en flux mensuel
Si tu es propriétaire — d’un bien entier, d’une chambre, d’un studio, d’un parking ou d’un garage — la location est l’un des revenus complémentaires les plus stables et les moins chronophages une fois mis en place.
- Location longue durée : revenus réguliers, gestion tranquille avec un gestionnaire si besoin
- Location meublée non professionnelle (LMNP) : fiscalité avantageuse, déduction d’une partie des charges
- Location courte durée (Airbnb) : plus rentable mais plus contraignante, réglementée selon les villes
- Location de garage ou parking : de 50 à 200 € par mois sans aucune gestion
La fiscalité de la location immobilière est spécifique et mérite un accompagnement professionnel. Surtout si tu envisages du meublé ou du court terme…
Pour aller plus loin : Faut-il investir dans l’immobilier ?
4. Vendre ses créations : artisanat, couture, cuisine, jardinage
Tu fais de la poterie depuis 20 ans ? Ou alors, tu tricotes des pièces que tout le monde réclame ? Tu transformes tes légumes du jardin en confitures et conserves qui disparaissent en quelques heures ? Il est temps de monétiser.
Les plateformes comme Etsy, A Little Market ou Le Bon Coin permettent de vendre sans boutique physique, sans frais fixes importants, et à ton propre rythme. Les marchés locaux sont également une excellente option, avec en bonus le plaisir du contact humain.
Cette activité peut démarrer de façon informelle pour tester le marché, puis être officialisée en micro-entreprise si elle prend de l’ampleur.
Revenus possibles : 100 € à 800 € par mois selon la niche et l’investissement en temps.
5. Le « silver jobs » : des emplois conçus pour les seniors
Le marché du travail a évolué. Face au vieillissement de la population et aux tensions dans certains secteurs, de plus en plus d’employeurs cherchent activement des seniors expérimentés, fiables, et disponibles à temps partiel.
On pense aux métiers du soin et de l’accompagnement (aide à domicile, garde de personnes âgées, assistance administrative), mais aussi à la grande distribution, à l’accueil, à l’enseignement, à la médiation ou aux ressources humaines.
Selon le Rapport de branche 2025 de la FEPEM, l’emploi à domicile est le 7e secteur employeur en France avec 1,2 million de salariés, et près de 600 000 postes à pourvoir d’ici 2035. Le secteur a officiellement été reconnu en tension en mai 2025.
Avantage de ce type d’activité : flexibilité des horaires, liens sociaux préservés, revenus réguliers sans se lancer dans l’entrepreneuriat.
6. Les revenus numériques : formations en ligne, ebooks, contenus
C’est la catégorie qui fait le plus peur à beaucoup de retraitées — et pourtant, c’est souvent celle qui offre le plus de liberté. Non, tu n’as pas besoin d’être « geek » pour ça.
Si tu as un domaine d’expertise ou une passion, tu peux créer une formation en ligne (sur Teachable, Podia ou Systeme.io), rédiger un guide PDF ou un ebook (vendu sur Gumroad ou Etsy), ou animer une newsletter ou un blog monétisé.
Oui, ça demande un investissement en temps au départ. Mais une fois créé, un produit numérique se vend 24h/24, sans que tu aies à être présente. C’est l’un des rares revenus véritablement passifs accessibles à quelqu’un sans capital.
Revenus possibles : de quelques dizaines à plusieurs milliers d’euros par mois selon la taille de l’audience. Une formation à 97 € vendue à 30 personnes par mois, c’est déjà 2 910 € de chiffre d’affaires.
Pour aller plus loin : Développer des revenus complémentaires en ligne
7. L’épargne et l’investissement : faire travailler ce que tu as déjà
Ce n’est pas à proprement parler un « travail », mais c’est l’un des leviers les plus puissants pour les retraitées qui disposent d’un capital, même modeste…
- Livret A, LDDS, LEP : pour l’épargne de précaution, sans risque
- Assurance-vie en fonds euros : capital garanti, disponible, fiscalité avantageuse après 8 ans
- SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) : investir dans l’immobilier sans gestion locative, à partir de quelques milliers d’euros, avec des rendements autour de 4 à 6 %
- PER (Plan d’Épargne Retraite) : si tu reprends une activité, tu peux encore y cotiser et déduire de tes revenus imposables
- Dividendes d’actions ou ETF : pour les plus à l’aise avec les marchés financiers
Pour aller plus loin : comment investir ?
Ce que les retraitées doivent savoir en plus pour développer des revenus complémentaires : l’angle féminin que les autres guides ignorent…
Le piège de la pension de réversion
Beaucoup de femmes comptent sur la pension de réversion après le décès de leur conjoint pour compenser leur faible retraite personnelle. Et c’est compréhensible ! Mais dangereux comme stratégie unique…
Certes, en incluant la réversion, l’écart de pension entre femmes et hommes se réduit à 25 % au lieu de 38 % (DREES 2025). Mais ça signifie quand même qu’une femme touche en moyenne 1 580 € contre 2 118 € pour un homme.
Et surtout : la réversion est soumise à conditions de ressources dans le régime général, elle ne concerne que les personnes mariées (pas les pacsées, ni les concubines), et son montant dépend de la pension du conjoint — lui-même souvent plus élevée en raison des inégalités de carrière. C’est un filet de sécurité, pas un plan.
La charge mentale du « troisième âge actif »
Beaucoup de retraitées me disent la même chose : elles sont encore moins disponibles qu’avant la retraite. Garde des petits-enfants, soutien aux parents vieillissants, bénévolat, vie associative… La retraite est souvent une deuxième carrière non rémunérée.
Avant de te lancer dans une activité complémentaire, sois honnête avec toi-même sur le temps que tu peux réellement y consacrer sans te sacrifier. Un revenu complémentaire qui t’épuise n’en vaut pas la peine.
L’autocensure financière : cette voix dans ta tête qui dit ‘c’est pas pour moi’
Selon le baromètre OpinionWay / France Active (2024), 58 % des femmes entrepreneures se disent concernées par le syndrome de l’imposteur. À la retraite, ce phénomène s’amplifie souvent : ‘je suis trop vieille’, ‘je ne suis pas assez compétente pour facturer’, ‘les gens ne voudront pas payer pour ça’.
Je veux que tu entendes clairement : ton expérience de vie, tes compétences accumulées en 30 ou 40 ans de carrière et de vie de famille ont une valeur réelle et marchande. L’âge n’est pas un handicap… C’est une carte à jouer. Et les retraitées qui réussissent à générer des revenus complémentaires ne sont pas des exceptions : elles sont des modèles.
Quel statut pour générer des revenus complémentaires quand on est retraitée ?
La bonne nouvelle, c’est que la micro-entreprise reste accessible aux retraitées — et même particulièrement bien adaptée. Tu peux la créer à tout âge, sans capital, en quelques clics sur autoentrepreneur.urssaf.fr.
La micro-entreprise : l’option la plus simple
- Création gratuite, en ligne, en moins de 30 minutes
- Cotisations sociales calculées sur le chiffre d’affaires réel (pas de CA = pas de charges)
- Plafonds 2025 : 77 700 € pour les prestations de services, 188 700 € pour la vente de marchandises
- Cotisations sociales : 21,2 % pour les BIC commerce/services, 24,6 % pour les professions libérales au régime général depuis janvier 2025
Attention : si tu es en cumul emploi-retraite, tes revenus de micro-entrepreneur s’ajoutent à ta pension pour le calcul de l’impôt sur le revenu. Vérifie l’impact fiscal avant de te lancer.
D’autres options à envisager selon ta situation
- Le portage salarial : tu exerces une activité salariée ponctuellement, sans créer d’entreprise — la société de portage gère tout l’administratif
- L’emploi direct déclaré via le CESU (si tu gardes des enfants ou accompagnes des personnes âgées)
- Le statut de vendeur à domicile indépendant (VDI) pour certaines activités de vente directe
- L’association loi 1901 si tu veux structurer une activité collective ou culturelle
Les 4 pièges à éviter absolument
Piège n°1 : Sous-estimer l’impact fiscal
Tes revenus complémentaires s’ajoutent à ta pension pour le calcul de l’impôt sur le revenu. Selon ta tranche marginale, cela peut réduire significativement le gain net. Alors, fais une simulation avant de te lancer. Et si tu touches une allocation comme l’ASPA (minimum vieillesse), vérifie que tes nouveaux revenus ne te font pas perdre cette aide.
Piège n°2 : Oublier de déclarer
Le fisc est informé de tes créations de micro-entreprise. Les plateformes (Airbnb, Etsy, Vinted…) sont désormais tenues de transmettre les données de leurs vendeurs actifs à l’administration fiscale au-delà de certains seuils. Ne joue pas avec ça. Alors déclare tout, dès le départ.
Piège n°3 : Les arnaques ciblant les seniors
Les retraités sont malheureusement des cibles privilégiées pour les arnaques financières : placements miraculeux, formations payantes qui promettent des revenus passifs immédiats, systèmes de vente pyramidale déguisés. Les signaux d’alerte sont toujours les mêmes : promesses de revenus garantis, pression à la décision rapide, demande d’un investissement initial important. Sois méfiante, vérifie les avis, et n’hésite pas à en parler autour de toi avant de signer quoi que ce soit.
Piège n°4 : Ne pas anticiper l’effet sur les aides sociales
Si tu bénéficies d’aides liées à tes revenus (ASPA, aide au logement, tarifications sociales pour la mutuelle ou les transports…), vérifie avant de générer des revenus complémentaires que ceux-ci ne te font pas dépasser les plafonds. Dans certains cas, gagner 200 € de plus peut te faire perdre une aide de 300 €.

FAQ — Les questions que vous posez le plus sur les revenus complémentaires pour retraités
Peut-on vraiment travailler et toucher sa retraite en même temps ?
Oui, c’est parfaitement légal — c’est le dispositif du cumul emploi-retraite. Si tu as liquidé toutes tes pensions à taux plein, tu peux cumuler l’intégralité de ta pension et de tes revenus d’activité sans aucun plafond (cumul intégral). Si ce n’est pas le cas, un plafond s’applique (cumul plafonné). La loi du 30 décembre 2025 modifie ces règles à compter du 1er janvier 2027 : informe-toi auprès de ta Carsat sur ta situation personnelle.
Quel est le montant maximum que je peux gagner en plus de ma retraite ?
En cumul emploi-retraite intégral, il n’y a pas de plafond. En cumul plafonné, le total pension + revenus d’activité ne peut pas dépasser 160 % du SMIC brut (soit 2 916,85 € brut par mois depuis le 1er janvier 2026) ou la moyenne de tes 3 derniers salaires avant la retraite. Pour les activités autres que le salariat (micro-entreprise, location…), il n’y a pas de plafond légal spécifique, mais tout s’ajoute à tes revenus imposables.
Est-ce que mes revenus complémentaires vont augmenter mes impôts ?
Oui, dans la grande majorité des cas. Tes revenus complémentaires s’additionnent à ta pension dans le calcul de l’impôt sur le revenu. Cela peut te faire monter dans une tranche marginale supérieure. Il est donc indispensable de faire une simulation fiscale avant de te lancer, idéalement avec un conseiller fiscal ou en utilisant le simulateur de l’administration fiscale sur impots.gouv.fr.
Quelle activité est la plus adaptée pour une femme retraitée qui veut du lien social ?
Si le lien humain est prioritaire pour toi, les activités les plus adaptées sont : les cours particuliers ou la formation (contact avec des apprenants), le consulting ou le coaching (relation d’accompagnement), les métiers du soin et de l’accompagnement à domicile (aide au quotidien), et la vente sur les marchés locaux (contact direct avec les clients). Ces activités combinent utilité, contact humain et revenus — un trio gagnant pour bien vivre sa retraite active.
Combien de temps faut-il avant de voir des résultats ?
Ça dépend vraiment de l’activité choisie. Pour une reprise d’activité salariée ou une mission de consulting, les revenus peuvent arriver dès le premier mois. Alors que pour une location, c’est dès que le bien est mis sur le marché. Et pour une formation en ligne ou un blog, compte plutôt 6 à 18 mois. La règle d’or : commence par une activité qui te fait plaisir et qui correspond à ce que tu as déjà — pas besoin de tout réapprendre à zéro.
Peut-on créer une micro-entreprise à 70 ans ?
Absolument. Il n’y a aucune limite d’âge pour créer une micro-entreprise en France. La démarche est identique à n’importe quel âge : gratuite, en ligne, sur autoentrepreneur.urssaf.fr. Tes cotisations sociales seront calculées sur ton chiffre d’affaires réel (donc zéro si tu ne factures rien). C’est sans doute le statut le plus souple et le moins risqué pour une retraitée qui souhaite tester une activité complémentaire.
💬 À toi maintenant : quelle activité te parle le plus ? Qu’est-ce qui t’a freinée jusqu’ici… La peur du fisc, le manque de confiance, la charge familiale ? Dis-moi en commentaires. Je lis tout. Et souvent, la réponse que j’apporte vaut une vraie session de travail !

Tu as décidé de te dire OUI ? Commençons par une conversation !
J’ouvre chaque mois quelques créneaux pour un entretien offert de 30 minutes — « Cap sur ta vie libre ».
Ce n’est pas un appel de vente. C’est la conversation qui te donne de la clarté, dissipe le brouillard et te permet d’avancer.
Et cet entretien est fait pour toi si tu as déjà essayé de changer ton rapport à l’argent seule — et si tu sais que ça ne suffit plus.
Je lis chaque candidature et vous réponds moi-même. Les places sont limitées.
Ton rapport à l’argent n’est pas une fatalité. C’est une histoire — et toutes les histoires peuvent être réécrites.
Ophélie Jouvenon
Et lis en complément : les avis et témoignage de celles qui l’ont vécu

