Cette petite voix qui nous engage à se trouver des excuses, vous la connaissez n’est-ce pas ?
Elle est subtile. Persuasive. Elle arrive juste au moment où vous vous apprêtez à faire ce pas audacieux vers une vie plus grande, plus riche, plus alignée. Elle murmure avec une logique implacable : « Tu n’as pas le temps en ce moment », « Attends d’avoir plus d’argent pour démarrer », « C’est trop tard ou ce n’est pas le bon moment pour te lancer là-dedans ». Ou le plus grand de tous les classiques : « Tu n’es pas encore tout à fait prête »…
Et cette voix est une architecte de génie. L’architecte de nos plus belles prisons dorées. Elle construit des murs de prétextes si solides, si rationnels, qu’on finit par croire qu’ils sont la réalité. On appelle ça se trouver des excuses ! Et pendant des années, nous pouvons vivre à l’intérieur de ces murs, en nous convainquant que c’est un simple manque de volonté, de discipline ou de courage…
Mais si je vous disais que cette tendance à se trouver des excuses n’est pas un signe de faiblesse ? Si c’était, au contraire, le signal le plus important que vous puissiez recevoir ? Un message crypté, envoyé par la partie la plus profonde de vous-même, qui vous indique précisément où se trouve votre plus grande opportunité de croissance !
Et si, en apprenant à décoder ce message, vous découvriez que le chemin pour démanteler vos excuses est exactement le même que celui qui mène à votre liberté financière ?
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L’anatomie d’une excuse : ce qu’elle n’est pas et ce qu’elle est VRAIMENT
Avant toute chose, soyons claires. Une excuse n’est pas une raison légitime.
- « Je ne peux pas courir un marathon car je me suis cassé la jambe » est une raison. C’est une contrainte externe, factuelle et non négociable.
- « Je ne peux pas commencer à m’entraîner pour un 10km car il fait trop froid et je n’ai pas les bonnes chaussures » est une excuse. C’est une barrière interne, subjective et parfaitement négociable.
Alors arrêtons de nous blâmer et regardons nos excuses pour ce qu’elles sont : des mécanismes de défense extraordinairement intelligents. Et ce sont les gardiennes zélées de notre zone de confort. Car chaque excuse est un soldat déguisé qui protège quelque chose de bien plus profond, une peur viscérale tapie dans l’ombre. Et le plus souvent, il s’agit de la peur de l’échec, du succès, de déplaire ou de l’inconnu.
Pourquoi votre cerveau est une machine à fabriquer des excuses : la vérité déculpabilisante
Si ce mécanisme est si universel, c’est qu’il est profondément ancré dans notre biologie. Les neurosciences et la psychologie nous offrent une explication libératrice : votre cerveau est programmé pour deux choses avant tout : survivre et économiser de l’énergie.
Or, tout ce qui est nouveau, incertain ou difficile est perçu par notre cerveau reptilien comme une menace potentielle et une dépense énergétique colossale.
Imaginez votre cerveau comme une entreprise. Votre cortex préfrontal est le PDG visionnaire. C’est lui qui élabore le plan magnifique pour lancer votre activité de conseil, pour réorganiser vos finances, pour atteindre la liberté financière. Mais dans les sous-sols, il y a l’amygdale, le chef de la sécurité, hyper-réactif et un peu paranoïaque. Et son seul job est de crier « Danger ! Inconnu ! Risque d’échec ! » à la moindre sortie de route !
Pour résoudre ce conflit interne – cette fameuse dissonance cognitive entre ce que vous savez devoir faire et ce que vous ressentez –, votre cerveau choisit le chemin de moindre résistance. Il invente une histoire plausible : l’excuse. « Je ne suis pas encore assez formée » est une histoire bien plus confortable et moins énergivore que « J’ai une peur bleue de ne pas trouver de clients ». “Je n’ai pas l’argent” vous protège de le trouver, le gagner ou aller le chercher dans la poche des autres … Alors, se trouver des excuses est donc une stratégie d’efficacité énergétique de notre cerveau. Ce n’est pas un défaut moral. C’est un câblage par défaut.
La bonne nouvelle ? On peut recâbler le système !
Le coût invisible de se trouver des excuses : la taxe sur votre vie et votre liberté financière
Le problème, c’est que cette stratégie de confort à court terme a un coût exorbitant à long terme. Pensez à vos excuses comme à une taxe invisible que vous payez chaque jour. Une taxe sur votre potentiel, sur vos rêves, sur votre avenir.
- Le coût financier direct : C’est le plus évident. Chaque « je verrai plus tard pour investir » ou « je n’ose pas demander cette augmentation » se traduit par des dizaines, voire des centaines de milliers d’euros de manque à gagner sur une vie. C’est la magie noire des « intérêts non-composés ». Et c’est le prix de l’inaction qui retarde d’autant votre liberté financière…
- Les opportunités loupées: Combien de rencontres professionnelles, de projets stimulants, de voyages inspirants n’ont jamais eu lieu à cause d’un « je ne suis pas prête » ou « ce n’est pas le bon moment » ? Les opportunités manquées sont les fantômes de la vie que vous auriez pu avoir.
- Le coût en temps : Le temps est notre seule ressource véritablement non renouvelable. Car chaque année passée à « attendre que les planètes s’alignent » est une année de votre vie qui ne sera pas vécue à son plein potentiel.
- L’impact sur l’estime de soi : C’est le plus insidieux et le plus dévastateur. Chaque fois que nous cédons à une excuse, nous envoyons un message à notre subconscient : « Je ne me fais pas confiance pour tenir mes promesses ». Et à petit feu, cela érode notre confiance en notre capacité à accomplir de grandes choses. C’est la naissance du regret composé, bien plus douloureux que n’importe quel échec.
Ce coût est silencieux, mais il est réel. Alors, il est temps de décider d’arrêter de le payer !
Découvrez votre boîte à outils pour transformer les excuses en action
Maintenant que nous avons posé un regard lucide sur le mécanisme, il est temps de s’équiper. Voici des outils concrets, des stratégies testées pour démanteler la machine à se trouver des excuses.
La méthode de l’enquête en 4 étapes pour arrêter de se trouver des excuses :
- L’identification : Désormais, prenez un carnet dédié. Et pendant une semaine, devenez la détective de votre propre esprit. Chaque fois que vous procrastinez sur un projet important, notez mot pour mot l’excuse qui surgit. Exemple : « Je ne peux pas commencer à chercher un accompagnement financier parce que je n’ai pas encore tous mes papiers en ordre. »
- L’interrogatoire : Mettez cette excuse sur le banc des accusés. Questionnez-la sans pitié. « Est-ce 100% vrai ? Quelle est la peur qui se cache derrière (la peur d’être jugée sur mes finances, la peur de réaliser que ma situation est moins bonne que je ne le pense) ? Quel est le coût de cette excuse si je la laisse diriger ma vie pendant 1 an ? 5 ans ? »
- Le mini-pas : L’antidote à la paralysie n’est pas une action héroïque, mais un tout petit mouvement. Alors, rendez la prochaine étape si ridiculement petite qu’elle ne déclenche pas l’alarme de votre cerveau. Le but n’est pas de « trouver un conseil », mais de « passer 10 minutes sur Google à taper ‘coach financier’ ». Car l’action est de briser l’inertie.
- La boussole : Reconnectez-vous à votre « Pourquoi ». « Faire ce premier pas me rapproche de ma vision de devenir une femme financièrement sereine et indépendante ». Et votre vision de la liberté financière doit être plus forte que votre peur.

3 exercices pratiques pour ne plus céder aux vraies fausses excuses
- La règle des 5 minutes : C’est votre arme anti-procrastination absolue. L’excuse est « Je n’ai pas l’énergie de travailler sur mon budget » ? Mettez un minuteur sur 5 minutes. Engagez-vous à ne travailler dessus QUE pendant ces 5 minutes. Dans 90% des cas, une fois l’inertie brisée, vous continuerez. Et sinon, vous aurez quand même avancé de 5 minutes. C’est déjà une victoire !
- Le recadrage en question : Votre cerveau adore résoudre des problèmes. Alors, transformez vos excuses en questions.
- L’excuse : « Je n’ai pas les compétences pour investir en bourse. »
- La question : « Quelle est la toute première chose, la plus simple, que je pourrais apprendre sur l’investissement cette semaine ? » ou “Qui est la bonne personne pour m’aider à acquérir cette compétence ?”
- L’excuse : « Je n’ai pas d’argent à mettre de côté. »
- La question : « Comment pourrais-je trouver 20€ ce mois-ci à mettre de côté, juste pour commencer ? » ou Qu’est_ce que j’engage pour gagner plus ?”
- Cela fait passer votre cerveau du mode « blocage » au mode « solution ».
- La conversation avec votre « Moi du futur » : C’est un exercice de visualisation puissant. Quand une excuse se présente, prenez 30 secondes et fermez les yeux. Imaginez la femme que vous serez dans 5 ans : elle a atteint la liberté financière, elle est sereine, accomplie, fière. Demandez-lui : « Que ferais-tu à ma place, maintenant ? ». Sa réponse sera toujours d’une clarté limpide. Et elle vous rappellera que le confort à court terme de l’excuse est un très mauvais calcul pour le bonheur à long terme.
Redéfinir le jeu : l’échec n’est pas l’opposé du succès alors c’est fini de se trouver des excuses !
Le plus grand changement se produit lorsque nous modifions notre rapport à l’échec. L’opposé du succès n’est pas l’échec. L’opposé du succès, c’est l’inaction. Car ne pas agir c’est se dire un grand NON.
Et à chaque fois que vous choisissez de faire un mini-pas plutôt que de céder à une excuse, vous avez déjà gagné… Le résultat importe peu. C’est l’acte de courage qui compte. Car cet acte qui renforce le muscle de votre confiance et affaiblit celui de la procrastination. C’est cet acte qui vous rapproche, pas à pas, de votre liberté financière. Car même des actions parfaitement imparfaites vous rapprochent de votre objectif. Alors, arrêtez de vouloir tout maîtriser et rester dans le mental. Passez au mode action… Vous apprendrez en marchant.
Alors, la prochaine fois que cette petite voix vous soufflera une excuse magnifiquement construite, souriez-lui. Remerciez-la de vouloir vous protéger. Et puis, avec calme et détermination, faites quand même ce tout petit pas en avant. C’est ainsi que l’on construit, pas à pas, une vie sans regrets et un avenir de liberté.
Vous avez peur de le faire seule et vous vous méfiez de vous-même. Alors parlons-en car à chacune son accompagnement sur mesure pour donner vie à sa vie de rêve !
