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Comment conquérir cet équilibre vie professionnelle et vie personnelle qui nous écrase parfois dans le salariat ? Et si l’entrepreneuriat était la clé ? Oui mais pas n’importe comment …
En effet, tu as l’impression de courir un marathon sans jamais apercevoir la ligne d’arrivée ? De devoir constamment t’excuser d’être ambitieuse au travail ou, à l’inverse, de culpabiliser de ne pas être assez présente à la maison ? Rassure-toi, tu n’es pas une exception. Car aujourd’hui, nous sommes des milliers à nous poser cette question presque vitale : comment atteindre ce fameux équilibre vie professionnelle et vie personnelle quand on devient entrepreneure ?
Et c’est le cœur vibrant de ma discussion avec Beverly Salis, ex-avocate d’affaires devenue la voix inspirante du podcast Maman Risette. Si tu penses encore qu’il faut choisir entre une carrière épanouissante et une vie de famille sereine, cet article est là pour faire voler en éclats tes certitudes.
Car oui, entreprendre pour mieux vivre, c’est possible. C’est même souvent la décision la plus saine pour se respecter. Prête à reprendre le pouvoir sur ton temps ?
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Le déclic : quitter le salariat pour sauver sa santé et son équilibre
Pourquoi tant de femmes, souvent brillantes et diplômées, quittent-elles le « confort » apparent du salariat ? Et ce n’est pas par caprice. C’est souvent une question de survie, d’alignement et d’une quête éperdue de sens.
L’illusion de la sécurité salariée
L’histoire de Beverly est l’exemple parfait de ce cheminement. Après 12 ans dans le droit des affaires, d’abord comme avocate puis juriste d’entreprise, Beverly pensait trouver la paix en passant au salariat classique. Elle cherchait cette fameuse stabilité.
« Je pensais que ça allait être plus simple de pouvoir articuler ma vie personnelle familiale avec ma vie professionnelle en étant salariée… Et puis finalement, j’ai été un petit peu nourrie d’illusions » confie-t-elle.
Elle a réalisé que le salariat, bien que rassurant sur le papier, imposait des contraintes horaires souvent incompatibles avec la vie de jeune maman qu’elle désirait.
Le prix des sacrifices personnels
Pour Ophélie, le constat était similaire, mais plus brutal physiquement. À la quarantaine, en tant que maman solo et cadre sup, elle a fini « à genoux ». Sa vie se résumait à des réunions interminables et des horaires inadaptés.
« Le sacrifice que je faisais, qui était le temps à ne pas passer avec les personnes que j’aimais, je le payais trop cher de ma personne », explique Ophélie.
Elles ont toutes deux réalisé une chose essentielle : pour obtenir un véritable équilibre vie professionnelle et vie personnelle, il ne fallait plus attendre qu’une entreprise le leur donne. Il fallait le créer soi-même.
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Le mindset : déconstruire les peurs et se faire accompagner
Avant même de parler d’agenda, tout se joue dans la tête. Car décider de « tout avoir » demande du courage et une stratégie mentale solide !
Affronter le regard des autres
Beverly, en quittant une carrière prestigieuse d’avocate, a dû affronter un mur de jugement : « Mais attends, t’étais avocate quand même, mais tout ça pour ça ? Quel gâchis ! ».
Ces phrases sont toxiques. Elles nourrissent nos croyances limitantes. Pourtant, comme le soulignent nos deux entrepreneures, tout ne s’écroule pas quand on quitte le salariat. La vraie sécurité, c’est ta capacité à rebondir, pas ton CDI.
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L’importance cruciale de se faire accompagner
C’est un point souvent négligé par souci d’économie au démarrage, mais c’est une erreur stratégique. Ophélie et Beverly insistent lourdement là-dessus : ne reste pas seule.
Pourquoi ? Parce qu’on manque cruellement d’objectivité sur son propre projet. On se « tape la tête contre les murs » pendant des mois alors que la solution est juste à côté.
« Se faire accompagner permet d’aller plus vite. C’est un propulseur », affirme Ophélie.
Parfois, il ne s’agit pas de travailler plus dur, mais de décaler le regard. Une mentore ou une coach verra immédiatement ce qui bloque tes revenus ou ton organisation, là où tu es aveuglée par le quotidien. Et investir en toi, c’est toujours le premier pas vers la réussite.
Organisation : 6 Piliers pour protéger ton équilibre vie professionnelle et vie personnelle
Tu as le bon mindset ? Parfait. Maintenant, passons à la pratique. Car l’enthousiasme du début peut vite mener au burnout si tu ne poses pas de cadre strict. Alors, voici les 6 commandements pour durer.
Pilier #1 : La règle des « 3-3-3 » pour éviter la noyade
Au démarrage, on veut tout faire : créer le site, poster sur 4 réseaux sociaux, faire de la compta, réseauter… Stop ! C’est le meilleur moyen de perdre ton équilibre vie professionnelle et vie personnelle.
Adopte le minimalisme efficace :
- Fixe-toi 3 objectifs majeurs pour les 3 prochains mois (pas plus !).
- Chaque jour, note 3 actions prioritaires qui te rapprochent de ces objectifs.
Comme le dit Beverly : « Ça permet d’avancer doucement mais sûrement ». Si tu fais ces 3 choses, ta journée est gagnée. Le reste, c’est du bonus.
Pilier #2 : Créer son espace et « éduquer » son entourage
Travailler de chez soi, c’est le rêve, mais attention aux intrusions ! Il est vital de définir un lieu de travail (même un petit coin de bureau) qui est sacré. Mais ce n’est pas tout : la communication est la clé.
« Il faut en parler avec son conjoint et ses enfants. Que tout le monde comprenne bien que l’entrepreneuriat, ça prend du temps et de l’énergie », insiste Ophélie.
Ton entourage doit comprendre que présence physique ne signifie pas disponibilité mentale. Quand maman travaille, elle ne gère pas le linge ou les devoirs. Mettre tout le monde au diapason permet d’éviter les frustrations et les conflits.
Pilier #3 : Respecter son chronotype et travailler par blocs
Arrête de copier l’agenda des gourous de la productivité levés à 4h du matin si tu es un oiseau de nuit ! Nous n’avons pas toutes la même énergie au même moment.
- Connais ton chronotype : Tu es du matin comme Ophélie ? Place tes tâches créatives ou stratégiques à l’aube. Tu as un coup de barre à 14h ? Fais des tâches administratives simples à ce moment-là.
- Le Time-Blocking : Regroupe les tâches similaires. Fais tous tes enregistrements le lundi, toute ta compta le vendredi matin. Cela évite la fatigue mentale du « zapping » permanent.
Pilier #4 : Le « super focus » et la zone de génie
Dans l’entrepreneuriat, ce qui paye, c’est la concentration, pas l’agitation.
- La zone de génie : Beverly a perdu du temps à essayer de percer sur Instagram avec des stratégies visuelles qui ne lui ressemblaient pas. Son talent, c’est la voix, l’intime, les mots. Elle a tout misé sur le podcast. Fais ce qui est fluide pour toi !
- Le super focus : Protège ton temps. Pratique le travail en immersion totale : pas de téléphone, pas d’onglets ouverts. « Ce n’est pas une question d’en faire plus, c’est de se concentrer sur les 20% d’actions qui rapportent vraiment », rappelle Ophélie (loi de Pareto).
Pilier #5 : La déconnexion radicale (sans culpabilité)
C’est vital, surtout avec des enfants en bas âge. On pense souvent qu’il faut être joignable 24/7 pour réussir. C’est faux.
Beverly est catégorique :
« Quand je rentre, je pose le téléphone et j’y touche plus. Sinon, je ne suis pas vraiment là. »
Être à moitié présente partout, c’est être nulle part. Quand tu es avec tes enfants, sois-y à 100%. Quand tu bosses, bosse à 100%.
Pilier #6 : Le repos comme stratégie de croissance
Ralentir fait peur. On culpabilise. On se dit « je n’avance pas ». Erreur !
S’autoriser à ne rien faire, à aller marcher, à faire du sport ou à jouer à des jeux « dingues » avec ses enfants, c’est du temps de régénération. C’est souvent dans ces moments de vide que naissent les meilleures idées business. Planifie tes temps de repos avant de planifier ton travail.
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L’entrepreneuriat : un bel héritage pour nos enfants
Finalement, chercher cet équilibre vie professionnelle et vie personnelle, ce n’est pas un acte égoïste. C’est une transmission puissante.
Tes enfants ne te voient pas seulement « travailler sur un ordinateur ». Ils te voient bâtir, oser, tomber, te relever et prendre ta vie en main. Comme le souligne Ophélie, sa fille en terminale a développé une véritable culture entrepreneuriale rien qu’en l’observant et échangeant au quotidien.
Tu leur montres qu’il est possible de dessiner une vie sur-mesure, loin des carcans imposés. Tu leur apprends que le travail peut être source de joie et non de contrainte.

Retrouve Beverly et d’autres conseils inspirants
Tu veux aller plus loin, écouter d’autres parcours de femmes qui ont osé et t’imprégner de cette énergie positive ?
Tu peux retrouver Beverly Salis sur son podcast Maman Risette, disponible sur toutes les plateformes d’écoute, ou visiter son blog mamanrisette.fr.
N’oublie pas : tu as le droit de tout avoir. L’épanouissement pro et le bonheur perso ne sont pas incompatibles, ils sont les deux faces d’une même pièce que tu as le pouvoir de forger. Alors, prête à oser l’équilibre ?
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